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17 février 2026 à 20:50

Poisson grillé & bibimbap : restaurant coréen

#poisson grillé croustillant#déjeuner réconfortant#restaurant familial authentique
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Gyeongju : mon repas improvisé près du temple, au Gyeongchunjae

Je suis allé(e) à Gyeongju pour la première fois. On m’avait toujours dit que c’était une ville chargée d’histoire, mais en arrivant, même l’air semblait différent. Cette fois, ce n’était pas un long séjour, juste une petite halte rapide. Je n’avais rien préparé, même pas cherché un resto. En marchant près du temple Bulguksa, j’ai vu une enseigne avec le nom “Gyeongchunjae” juste devant la rue commerçante, et je suis entré(e) comme ça. Sans Naver, sans attente, vraiment au feeling. Du coup, je peux être d’autant plus honnête.

Façade du restaurant Gyeongchunjae près du temple Bulguksa, dans une rue touristique de Gyeongju | 하이제이에스비

De dehors, c’était plus propre et net que je ne l’imaginais. Comme c’est juste en face d’un spot touristique, je m’attendais à un endroit un peu bruyant et brouillon, mais l’ambiance avait l’air étonnamment calme. Les menus étaient écrits en grand sur l’enseigne, on comprenait tout de suite ce qu’ils servaient. Et le toit style hanok collait bizarrement bien à l’atmosphère de Gyeongju. Je me suis dit “ok, pourquoi pas”, et je suis entré(e).

Menu du Gyeongchunjae : prix des bibimbaps et du maquereau grillé | 하이제이에스비

Menu : choix et prix

Sur la carte, il y avait pas mal de bibimbaps. Le bibimbap à la ciboulette était à 11 000 ₩ (environ 8 €). Les bibimbaps aux ascidies de Tongyeong, aux coques (kkomaek) et au tartare de bœuf (yukhoe) étaient à 14 000 ₩ (environ 10 €) chacun. Le bibimbap aux œufs de mulet et celui à l’ormeau étaient à 16 000 ₩ (environ 11 €). Le bibimbap fruits de mer en dolsot (bol en pierre) était à 18 000 ₩ (environ 12 €). Le maquereau grillé était à 14 000 ₩ (environ 10 €), et le bol de riz blanc était en plus à 1 000 ₩ (environ 1 €).

À la base, je voulais commander deux portions de maquereau grillé. Mais le patron m’a arrêté(e) direct. Il m’a dit que si je faisais ça, il y aurait vraiment beaucoup de poisson, et que ce serait mieux de prendre un autre plat en plus pour varier. Certains endroits te forcent à prendre la même chose pour toute la table, mais ici, ils disaient que c’était ok de mixer. Du coup, j’ai ajouté un bibimbap aux coques. Ce genre de détail, mine de rien, ça inspire confiance.

Ambiance intérieure : calme malgré la zone touristique

Intérieur du Gyeongchunjae : déco en bois et tables | 하이제이에스비

En attendant les plats, j’ai regardé un peu la salle. C’était plutôt petit, dans le bon sens. Il n’y avait pas une tonne de tables, mais assez pour accueillir plusieurs groupes, surtout des tables de quatre. Avec le bois partout, ça donnait une sensation chaleureuse, comme un endroit simple où on se pose.

Place près de la fenêtre avec lumière du soleil au Gyeongchunjae | 하이제이에스비

Assis(e) près de la fenêtre, il y avait un rayon de soleil qui rendait l’ambiance franchement agréable. Ce jour-là, comme c’était la basse saison, il n’y avait presque personne. Et ça, pour un restaurant dans une rue touristique de Gyeongju, c’était super confortable. Pas de brouhaha, juste un calme qui fait du bien.

L’assortiment de banchan : le charme de la table coréenne

Table de banchan au Gyeongchunjae : kimchi, anchois, pickles, tofu, légumes | 하이제이에스비

Quand la nourriture est arrivée, ce sont d’abord les petits accompagnements qui m’ont sauté aux yeux. Franchement, le vrai charme de la cuisine coréenne, il commence souvent là. Des petites assiettes alignées, une par une, qui remplissent la table d’un coup. Rien qu’en regardant, j’avais presque l’impression d’être déjà rassasié(e).

Il y avait du kimchi, des anchois sautés, des pickles, du tofu, des légumes assaisonnés… Les couleurs étaient variées, et l’ensemble donnait envie de piocher partout. Le plat principal n’était même pas encore “dans ma tête” que la table ressemblait déjà à un vrai repas complet. Je me suis dit : ok, je comprends pourquoi on parle d’une table coréenne “chaleureuse”.

Mon avis, banchan par banchan

Banchan de salade de carottes au Gyeongchunjae, frais et croquant | 하이제이에스비

Parmi tout ça, la salade de carottes a été la surprise. Les carottes étaient finement hachées, bien croquantes et fraîches. L’assaisonnement n’était pas lourd, ça nettoyait la bouche comme un petit “reset”. Avant même l’arrivée du plat principal, je n’arrêtais pas d’en reprendre.

Banchan d’anchois sautés brillants et croustillants | 하이제이에스비

Les anchois sautés avaient une jolie brillance, et surtout, ils n’étaient pas durs comme du bois. C’était croustillant juste ce qu’il faut, avec ce goût salé et noisette qui va trop bien sur du riz. Rien qu’avec ce petit banchan, j’ai eu une sensation de “repas maison”.

Gros morceaux de kkakdugi (radis kimchi) à croquer | 하이제이에스비

Le kkakdugi (kimchi de radis) était coupé en gros cubes, donc la mastication était bien satisfaisante. Il y avait un peu de jus, juste assez pour donner une fraîcheur nette avec le riz. Le piquant était modéré, du coup j’y retournais sans y penser, encore et encore.

Pickles de champignons à la sauce soja, texture ferme | 하이제이에스비

Les champignons marinés à la sauce soja étaient bien imprégnés, mais pas mous. La texture tenait, et ça, j’ai adoré. Avec le bibimbap ou le poisson, ça rééquilibrait les saveurs, comme un petit frein qui remet tout au centre.

Kimchi de chou croquant, goût classique | 하이제이에스비

Le kimchi était très “classique”, dans le bon sens. L’assaisonnement n’était pas trop agressif, et le chou restait croquant. Pour moi, dans un resto coréen, le kimchi compte énormément. Là, c’était simple, stable, rassurant.

Tofu braisé doux, légèrement assaisonné | 하이제이에스비

Le tofu braisé était doux, avec un assaisonnement léger qui s’installe doucement. Rien de piquant, rien d’excessif. Entre les autres banchan, il jouait un rôle “central”, et le goût de soja et de tofu se diffusait tranquillement.

Pickles de piment et de radis, saveur piquante et salée | 하이제이에스비

Les piments et les pickles de radis étaient parfaits pour réveiller l’appétit. Salé, un peu piquant, légèrement “qui pique le nez”. Avec le bibimbap, ça coupait d’un coup tout côté lourd ou gras. C’est un mini-banchan, mais ça remet de l’ordre dans toute la table.

Le plat principal : bibimbap aux coques et maquereau grillé

Table complète : bibimbap aux coques et maquereau grillé au Gyeongchunjae | 하이제이에스비

Après avoir parlé des banchan, j’ai enfin “vu” la table entière. Au centre, il y avait le bibimbap aux coques, et à côté, deux maquereaux bien dorés posés en longueur. Ils étaient plus grands que je ne l’imaginais, et là j’ai compris tout de suite la remarque du patron. Même à deux, c’était largement assez.

Sur le bibimbap, il y avait plein de jeunes pousses et de légumes, donc visuellement c’était généreux. La sauce d’assaisonnement était servie à part : tu verses, tu mélanges, et tu sais déjà que le bol va disparaître. Le maquereau avait une peau bien grillée, et il y avait aussi des piments sur le côté.

Il y avait une soupe aussi, plutôt douce et pas agressive. Globalement, ce n’était pas un repas “bling-bling”, mais une cuisine coréenne solide et simple. Et pour un resto placé juste devant un site touristique, c’était même étonnamment stable, ce qui m’a rendu(e) encore plus satisfait(e).

En Corée, dans la plupart des restaurants, les banchan sont gratuits. Ils sont souvent très généreux là-dessus. Dans certains pays voisins, il existe des accompagnements similaires, mais on paie souvent un supplément par petite assiette. En Corée, ça arrive d’office. Par contre, les plats principaux ou les banchan “importants” ne sont pas toujours rechargeables !!

Bibimbap aux coques : je n’attendais rien, et pourtant

Gros plan sur les coques (kkomaek) pour le bibimbap au Gyeongchunjae | 하이제이에스비

Voici les coques qui vont dans le bibimbap. Le riz arrivait séparément, et ensuite tu mélangeais riz, coques et légumes ensemble. Ils en mettaient vraiment une bonne quantité, donc à chaque cuillère, tu retrouvais encore des coques. Ça, c’est le genre de détail qui rend heureux(se).

L’assaisonnement était bien dosé. Pas besoin de rajouter une tonne de riz parce que ce serait trop salé, et ce n’était ni fade, ni trop sucré. Juste équilibré. Franchement, je l’avais commandé sans grande attente, et au final, c’était beaucoup mieux que prévu.

Maquereau grillé : le vrai héros du jour

Portion de maquereau grillé au Gyeongchunjae, poisson entier bien doré | 하이제이에스비
Ouverture du maquereau grillé avec des baguettes, chair qui se détache | 하이제이에스비
Gros plan sur la chair épaisse du maquereau grillé | 하이제이에스비

Le vrai héros, c’était le maquereau grillé. Sur le menu, c’était écrit “1 portion”, donc je pensais que ce serait léger. Mais quand l’assiette est arrivée, j’ai changé d’avis immédiatement. C’était grand, et la chair était épaisse, le genre de portion que tu peux partager à deux sans problème. Le patron avait raison : en commander deux, ça aurait été beaucoup trop.

La peau était bien dorée, et dès que tu touches avec les baguettes, la chair se fend toute seule, en mode “tac”. À la première bouchée, tu as ce gras parfumé qui remonte, bien gourmand. C’était un peu salé, donc avec le riz, c’était juste parfait. Mais ce n’était pas un sel agressif, plutôt ce niveau “dangereusement bon” qui te fait reprendre une autre bouchée. Et si tu ajoutes un morceau de piment Cheongyang mariné, le gras est coupé net, et le goût devient encore plus clair.

Et franchement, le fait d’avoir commandé un bibimbap en plus était une super idée. On ne se lasse pas d’un seul plat. Un coup le bibimbap pour quelque chose de frais et mélangé, un coup le poisson pour un côté bien consistant. Le duo fonctionnait trop bien.

Comment le manger encore mieux : la feuille de laitue, c’est la vie

Wrap de laitue : maquereau et riz roulés ensemble façon ssam | 하이제이에스비

Quand tu manges le maquereau surtout avec un peu de riz, le côté salé ressort encore plus. Et là, si tu le manges en ssam (enveloppé dans une feuille de laitue), c’est vraiment trop bon. Tu poses un morceau de poisson, un peu de riz, tu refermes, et d’un coup le sel devient plus doux. La laitue apporte une odeur verte, et ça glisse beaucoup plus proprement. Perso, c’était ma combinaison préférée.

Piment mariné : c’est piquant, mais impossible d’arrêter

Piments Cheongyang marinés dans une sauce, très relevés | 하이제이에스비

Voilà le piquant “à la coréenne”. Le piment était plus fort que prévu, donc ça monte d’un coup. Mais comme il est mariné dans une sauce, ce n’est pas juste du piquant violent. Il y a aussi du salé et de l’umami, donc ce n’est pas “aïe”, c’est piquant et bon.

Le truc bizarre, c’est que tu sais que c’est piquant, et pourtant ta main y retourne. Un morceau de maquereau, un petit bout de piment, une micro-trempette dans la sauce. Piquant, mais addictif. C’était ce genre de piquant qui te fait sourire en grimaçant.

Mon verdict honnête sur le Gyeongchunjae

Comme je suis entré(e) sans aucune recherche, je n’avais vraiment aucune attente. Et j’avais aussi ce préjugé : “devant un site touristique, ce sera cher et moyen”. Mais au final, j’ai trouvé ça franchement correct.

Le maquereau grillé était généreux et bien assaisonné. Salé juste comme il faut, parfait avec du riz. Et le bibimbap aux coques ne lésinait pas sur les coques, donc j’étais content(e). Honnêtement, avoir pris deux plats différents au lieu de doubler le poisson, c’était le bon choix.

Ce n’est pas un “resto star” ultra tendance, plutôt un restaurant coréen simple, solide, style repas maison. Si tu veux un bon repas consistant près du temple Bulguksa, je pense que tu peux y aller sans trop de risque. Et si je retourne à Gyeongju, je crois que je reviendrai surtout pour ce maquereau grillé.

Ce billet a été publié à l’origine sur https://hi-jsb.blog.

Publié 17 février 2026 à 20:50
Mis à jour 28 février 2026 à 23:54