Street food coréenne : 20 plats testés au marché Seomun
Street food coréenne au marché Seomun — le guide complet
Le week-end dernier, je suis allé(e) au marché Seomun à Daegu, une grande ville située à environ 1h50 de Séoul en KTX.
Honnêtement, avant d'y aller, je pensais que ce serait juste un vieux marché traditionnel sans grand intérêt. Mais une fois sur place, c'était complètement différent. C'était le week-end, alors il y avait un monde fou, et chaque ruelle débordait de visiteurs. Plus je m'enfonçais dans le marché, plus je réalisais à quel point il était immense. En fait, le marché Seomun est l'un des plus grands marchés traditionnels de Corée, avec plus de 4 000 boutiques réparties sur 6 zones. À l'époque de la dynastie Joseon, il faisait partie des trois plus grands marchés du pays, aux côtés de ceux de Pyongyang et Ganggyeong, et cette histoire perdure encore aujourd'hui. Sérieusement, j'avais vraiment l'impression que j'allais me perdre.
La raison pour laquelle j'ai préparé cet article est simple. Je voulais vous montrer quels types de plats on trouve dans un marché traditionnel coréen, en partageant ce que j'ai vu et goûté de mes propres yeux. Surtout pour les voyageurs étrangers qui préparent un voyage en Corée et se demandent « qu'est-ce qu'on mange dans un marché coréen ? », j'espère que ce guide de la street food du marché Seomun sera vraiment utile.
Mais attention, ne vous méprenez pas. Tous les marchés coréens ne sont pas comme ça. Il faut un marché réputé à l'échelle nationale, comme Seomun, pour trouver une telle variété et une telle ampleur. Les petits marchés de quartier ont du charme, mais le choix de street food coréenne y est nettement plus limité. Et parmi tous ces marchés, celui de Seomun à Daegu est vraiment un incontournable si c'est votre première expérience de la culture des marchés coréens.
Il y a tellement de choses à partager que je vais publier cet article en deux parties. Je vous montre tout dans l'ordre où je l'ai photographié en marchant. C'est parti pour la partie 1.
Patates douces caramélisées — premier en-cas au marché Seomun

Dès que j'ai tourné dans la première ruelle après l'entrée du marché, c'est la première chose qui a attiré mon regard. Un tas généreux de patates douces caramélisées sur une plaque en métal. Ce sont de gros morceaux de patate douce frits dans l'huile, puis enrobés de sirop de sucre et saupoudrés de graines de sésame noir. C'est un en-cas traditionnel coréen très populaire.
Comme je n'avais encore rien mangé, j'ai commencé par ça. Quand on tapote la surface du doigt, la fine couche de sirop durci se craque avec un croustillant satisfaisant, et à l'intérieur, on découvre une patate douce fondante et moelleuse. Quand c'est tout juste préparé, le sirop est encore tiède et s'étire un peu, mais celui que j'ai acheté avait légèrement refroidi, donc l'enrobage était plus croquant. Ça restait délicieusement sucré quand même. Le prix était d'environ 4 000 wons la barquette, soit à peu près 2,50 €.
En anglais, on appelle ça « Candied Sweet Potato ». Imaginez des beignets de patate douce enrobés de sucre caramélisé.
Hodugwaja — l'en-cas star des aires d'autoroute coréennes

La deuxième chose qui a attiré mon attention, c'étaient ces petits gâteaux en forme de noix, les hodugwaja, empilés dans une vitrine. On les prépare en versant une pâte dans un moule en forme de noix avant de les cuire. Ils font à peu près la taille de deux pouces.
En fait, les hodugwaja sont célèbres en Corée comme LA gourmandise des aires d'autoroute, donc pour moi c'est un goût familier. Mais ceux fraîchement sortis du moule au marché, c'est clairement différent. L'extérieur est encore tiède, la coque se mâche avec une texture moelleuse, et à l'intérieur on trouve une garniture douce de pâte de haricots rouges avec de petits morceaux de noix. Quand ils refroidissent, la coque devient légèrement croustillante, mais personnellement, je les ai trouvés bien meilleurs tièdes. 10 pièces pour 3 000 wons, soit environ 2 €.
En anglais, ça se traduit par « Walnut-shaped pastry with red bean filling ». Le nom contient le mot noix (hodu), mais ce n'est pas l'ingrédient principal — c'est la forme du moule qui lui a donné ce nom.
Hotteok — le piège brûlant du hotteok frit à la mode de Daegu

Le troisième arrêt, c'était un stand de hotteok. Normalement, le hotteok se cuit aplati sur une plaque, mais ici c'était complètement différent. Ils le font frire entièrement dans l'huile, ce qui lui donne une forme ronde et épaisse comme un beignet, de la taille d'une paume de main.
Il y avait pas mal de queue, j'ai attendu environ 5 minutes. Pendant l'attente, l'odeur de friture mêlée à celle de la cannelle m'a donné encore plus faim. Dès que je l'ai eu en main, j'ai mordu dedans et — c'était une erreur. À l'intérieur, du sucre brun et de la cannelle fondus forment un sirop qui jaillit d'un coup, et c'est vraiment brûlant. J'ai failli me brûler le palais. Si c'est votre première fois, coupez-le absolument en deux et laissez le sirop refroidir avant de manger.
En anglais, c'est « Hotteok — Korean sweet pancake filled with brown sugar and cinnamon ». C'est LA street food coréenne d'hiver par excellence, mais la version frite dans l'huile comme au marché Seomun est plus typique de la région de Daegu. 2 000 wons l'unité, soit environ 1,30 €.
Pain 10 won — la street food coréenne n°1 chez les touristes étrangers

C'est un petit pain cuit dans un moule en forme de l'ancienne pièce coréenne de 10 wons. Originaire de Gyeongju, il est devenu un phénomène national et on le trouve désormais partout en Corée comme cuisine de rue.
Celui-là, pas de queue, j'ai pu l'acheter directement. La masse jaune que vous voyez sur la photo, c'est du fromage. Ils en mettent une quantité généreuse à l'intérieur, et quand on le coupe en deux, le fromage s'étire en longs fils. C'est tellement photogénique que j'ai d'abord pris une photo avant de manger. La combinaison salée et savoureuse du fromage avec le pain est simple mais terriblement addictive.
C'est le plat de street food coréenne qui a le plus de succès auprès des étrangers. Le visuel en forme de pièce de monnaie intrigue tout le monde, et au moment où le fromage s'étire, les gens sortent leur téléphone pour filmer. Si vous cherchez « 10-won Bread — Korean coin-shaped cheese bread », vous trouverez des tonnes de vidéos. 3 pièces pour 2 000 wons, soit environ 1,30 €.
Le sandwich de marché coréen — rien à voir avec nos sandwichs occidentaux



En vous promenant dans le marché Seomun, vous tomberez sur plusieurs stands qui vendent ces sandwichs de marché. J'en ai acheté un, et c'est un plat complètement différent d'un sandwich occidental. Les étrangers qui s'attendent à un « sandwich » classique risquent d'être surpris, alors j'ai noté les principales différences.
D'après mon expérience, ça n'a tellement rien à voir qu'il est presque inutile de comparer. Il vaut mieux le voir comme un « toast coréen à la mayonnaise ».
Pain
Pain de mie moelleux, baguette et autres variétés
Garniture
Légumes, viande, fromage superposés en couches
Goût
Style léger qui met en valeur le goût propre de chaque ingrédient
Façon de manger
Assis pour un repas ou à emporter · à partir de 3 € en café
Pain
Pain de mie frit ou grillé pour un extérieur croustillant
Garniture
Farce compacte mélangée à de la mayonnaise, remplie à ras bord
Goût
Base mayonnaise, saveur riche et gourmande
Façon de manger
Debout, en marchant, directement à la main · 1,30 à 2 €
Brochette de cœur de porc — un plat d'abats coréen que j'ai osé tester


C'est à partir de là que l'ambiance a changé. En m'enfonçant dans la ruelle dédiée à la cuisine de rue, une fumée épaisse de viande grillée envahissait l'air.
Le yeomtong, c'est le cœur du porc. On le tranche finement et on l'empile sur des brochettes avant de le griller. Honnêtement, j'ai hésité au début. Le mot « cœur » peut rebuter. Mais en voyant un monsieur à côté de moi déguster les siennes avec enthousiasme, j'en ai acheté une.
Pour aller droit au but, c'est bien plus délicat que ce qu'on imagine. La texture est plus ferme et plus élastique que le porc ordinaire, sans quasiment aucun gras. Plus on mâche, plus un goût savoureux et noisette se développe, et il n'y avait absolument aucune odeur de « tripes ». Si vous êtes un amateur d'abats (offal en anglais), ça vaut vraiment le coup d'essayer. En anglais, c'est « Grilled pork heart skewer ».
Chapssal-ppang — dans mon top 3 de cette journée au marché


Celui-là, je le mets personnellement dans mon top 3 de la journée côté street food au marché Seomun. C'est une boule de pâte de riz gluant, frite dans l'huile puis roulée dans du sucre. Il en existe deux variétés : nature, sans garniture, et une version fourrée à la pâte sucrée de haricots rouges.
J'ai choisi la version aux haricots rouges, et c'est radicalement différent d'un beignet classique à la farine de blé. Le riz gluant donne cette texture élastique et rebondie, comme si on était à mi-chemin entre un mochi et un donut. L'extérieur est légèrement croustillant grâce à l'enrobage de sucre, tandis que l'intérieur se mâche avec cette consistance moelleuse et étirable. Il faut absolument le manger tiède pour profiter pleinement de cette texture.
En anglais, c'est « Chapssal-ppang — Deep-fried glutinous rice ball ». Si vous connaissez les mochi donuts, vous voyez le genre. 2 pièces pour 2 000 wons, soit environ 1,30 €.
Eomuk en bouillon — le symbole des marchés traditionnels coréens


Si vous êtes déjà venu en Corée, vous avez forcément déjà vu ça. C'est de la chair de poisson mixée et étalée en fines feuilles, enfilée sur des brochettes et plongée dans un bouillon chaud. C'est LA street food coréenne par excellence. Que vous alliez à Séoul, Busan ou Jeju, vous en trouverez dans absolument tous les marchés.
Au marché Seomun, il y avait facilement plus de 10 stands d'eomuk en bouillon. J'ai mangé dans un stand situé à peu près au milieu du marché, et l'odeur du bouillon préparé avec des anchois et du kombu (algue) était incroyable. L'eomuk a une texture souple et rebondie, et plus il trempe longtemps, plus il s'imprègne du goût du bouillon. Mais le vrai bonheur, c'est après avoir fini la brochette : boire une gorgée de bouillon. Ce goût salé et profond qui vous réchauffe de l'intérieur… Par temps froid, ça suffit comme raison pour venir au marché.
En anglais, c'est « Eomuk — Korean fish cake skewer in hot broth ». Boire le bouillon avec, c'est ça la façon coréenne. Une brochette coûte généralement 1 000 wons (environ 0,65 €), et le bouillon est gratuit.
Brochettes au gochujang — la scène la plus impressionnante du marché Seomun


C'est l'un des spectacles qui m'a le plus marqué(e) au marché Seomun. Une grande plaque en métal couverte de sauce gochujang, avec des rangées de brochettes alignées dedans — visuellement, c'était spectaculaire.
Le principe : des tteok (gâteaux de riz), de l'eomuk (pâte de poisson) et du sundae (boudin coréen) sont enfilés sur des brochettes et mijotés dans une sauce épaisse au gochujang (pâte de piment rouge fermentée). À l'origine, c'était une spécialité régionale qu'on ne trouvait que dans certaines provinces. Aujourd'hui, on en voit de temps en temps à Séoul, mais ce n'est pas un plat courant dans les petits stands de quartier. Pour voir ça dans sa forme authentique, il faut venir dans un grand marché traditionnel comme Seomun.
J'ai choisi la brochette de tteok. La sauce avait pénétré jusqu'au cœur, donnant une texture élastique avec un goût épicé-sucré addictif. C'est à la fois piquant, sucré et salé en même temps. Les Coréens appellent parfois ça le « tteokbokki sans bouillon ».
En anglais, c'est « Gochujang skewer — rice cake, fish cake, or sundae (Korean blood sausage) simmered in red chili paste ». Si vous aimez la cuisine épicée, c'est un incontournable.
Brochettes de sundae, d'eomuk épicé, eomuk sauté pimenté et autre stand de bouillon d'eomuk





Autour du stand de brochettes au gochujang, il y avait tout un regroupement de plats similaires. Juste à côté, j'ai attrapé une brochette de sundae. Le sundae, c'est un plat traditionnel coréen fait à base d'intestin de porc farci de vermicelles de patate douce (dangmyeon) et de légumes. Cette version sur brochette, longuement trempée dans la sauce gochujang, avait un goût profond et corsé grâce à la sauce qui avait pénétré jusqu'au centre. Beaucoup d'étrangers sont surpris en apprenant que c'est du « boudin » (blood sausage), mais quand on y goûte, c'est surtout la texture élastique des vermicelles qui domine, et c'est bien plus doux qu'on ne l'imagine. En anglais, c'est « Sundae — Korean blood sausage stuffed with glass noodles and vegetables ».
Il y avait aussi des brochettes d'eomuk épicé. C'est une version complètement différente de l'eomuk en bouillon clair que j'ai présenté plus tôt. Ici, les brochettes sont plongées dans la sauce gochujang bouillonnante sur la plaque, et l'eomuk entier est teinté en rouge. J'avais d'abord mangé l'eomuk en bouillon clair, puis celui-ci, et c'est difficile de croire que c'est le même ingrédient tant c'est différent. Un goût piquant et intense qui monte d'un coup.
L'eomuk sauté rouge, c'est de l'eomuk coupé en morceaux courts et épais, sauté dans un assaisonnement épicé. Avec des pousses de soja, des piments verts coréens et du piment en poudre par-dessus, c'est visuellement intense rien qu'à la couleur. Ce qui est intéressant, c'est que ce n'est pas propre à un seul stand. En vous promenant dans les ruelles du marché Seomun, vous trouverez plusieurs endroits qui cuisinent l'eomuk de cette façon, chacun avec ses propres proportions d'assaisonnement. J'en ai goûté dans deux stands différents : l'un avait une dominante sucrée, tandis que l'autre avait mis beaucoup de piments verts coréens et était nettement plus relevé.
Et l'eomuk en bouillon mérite d'être mentionné une seconde fois. Il y a plus de 10 stands de ce type rien qu'à l'intérieur du marché Seomun. Chaque stand a son propre bouillon avec un goût légèrement différent, et c'est amusant de les comparer en se promenant dans les allées. J'ai moi-même goûté le bouillon dans deux endroits différents : l'un avait un goût d'anchois très prononcé, l'autre une saveur de kombu plus marquée. À 1 000 wons (environ 0,65 €) la brochette avec le bouillon gratuit, n'hésitez pas à en essayer plusieurs.
Fritures coréennes — j'ai vu du kimbap frit pour la première fois de ma vie


Les classiques des marchés traditionnels coréens en matière de friture, ce sont les piments frits, les calamars frits et les beignets de légumes. Mais ici, j'ai découvert quelque chose que je n'avais jamais vu de ma vie. Du kimbap frit en entier.
Le principe : on prépare d'abord le kimbap (rouleau de riz et garnitures enveloppé dans une feuille d'algue), puis on l'enrobe de pâte à frire avant de le plonger dans l'huile. L'extérieur est une croûte croustillante, et à l'intérieur, le kimbap est intact tel quel. Honnêtement, je me suis demandé « est-ce que ça peut être bon ? », mais en fait, le côté gourmand de l'huile et le parfum de l'algue se mariaient étonnamment bien. J'ai aussi acheté un piment frit à côté : un piment vert coréen enrobé de pâte, croustillant à l'extérieur et avec un piquant vif à l'intérieur. Attention si vous ne supportez pas bien le piquant.
En anglais, le terme générique est « Twigim — Korean deep-fried snacks ». C'est similaire aux tempura japonais, mais la version coréenne a une pâte plus épaisse et se mange souvent nature, sans sauce.
Dak-kkochi et dak-gangjeong — la street food version du poulet frit coréen



Le dak-kkochi est tellement populaire en Corée qu'on l'appelle « le snack national », apprécié par tout le monde sans exception. C'est du poulet enfilé sur une brochette, grillé puis généreusement badigeonné d'une sauce sucrée-salée. On en trouve partout en Corée, donc on pourrait penser que c'est banal, mais celui grillé minute dans un stand de marché est clairement différent. Il y a cette odeur unique de la sauce qui caramélise au-dessus des flammes. 3 000 wons l'unité, soit environ 2 €. En anglais, c'est « Dak-kkochi — Korean grilled chicken skewer with sweet soy glaze ».
Juste à côté, il y avait un stand de dak-gangjeong. En général, le dak-gangjeong se décline en une seule version, mais ce stand proposait une variété impressionnante : pattes de poulet en sauce, tripes de bœuf en sauce, saveur « sprinkle », ail-soja, épicé… J'ai choisi la version ail-soja, et la sauce collante qui enrobait chaque morceau apportait un goût sucré-salé très prononcé.
Les étrangers demandent souvent « quelle différence entre le dak-gangjeong et le poulet frit coréen ? ». La différence est bien nette. J'ai résumé ça ci-dessous.
Forme
Un poulet entier ou découpé en gros morceaux puis frit
Texture
Croûte fine et croustillante à l'extérieur, poulet juteux à l'intérieur
Façon de manger
En livraison ou au restaurant, accompagné de bière — culture du « repas »
Forme
Découpé en bouchées, frit puis enrobé d'une sauce épicée-sucrée
Texture
La sauce colle à l'extérieur pour une texture gluante et moelleuse
Façon de manger
Dans un sachet au marché, à picorer directement — style « en-cas »
Pomme de terre tornade, maïs vapeur, frites de patate douce — les en-cas légers du marché Seomun



La pomme de terre tornade (Tornado Potato, comme on la voit souvent sur les réseaux sociaux), c'est une pomme de terre entière tranchée en fine spirale, enfilée sur un pic et frite dans l'huile. Honnêtement, niveau goût, ce n'est pas très différent de chips classiques. C'est salé, c'est gourmand, c'est de la pomme de terre. Mais la forme est parfaite pour grignoter en marchant, et c'est sympa d'en avoir une à la main pendant qu'on explore le marché.
Le maïs vapeur est l'un des en-cas les plus anciens et les plus basiques qu'on trouve dans les marchés coréens. Il n'y a pas grand-chose de spécial à en dire, mais mangé dans l'ambiance du marché, c'est bizarrement délicieux. Les grains sont bien fermes et gorgés d'un jus sucré — c'est simple mais on ne s'en lasse pas. 2 000 wons l'épi, soit environ 1,30 €.
Les frites de patate douce, ce sont de fines lamelles de patate douce frites jusqu'à être bien croustillantes. Ça ressemble aux frites classiques (French fries), mais le goût est différent. La patate douce apporte une douceur naturelle qui fait qu'on peut les manger sans sauce. En voyant le tas impressionnant dans un coin du marché, impossible de passer son chemin : j'en ai acheté, et une fois qu'on commence, c'est très dur de s'arrêter. En anglais, c'est tout simplement « Sweet potato fries ».
Tangsuyuk — la cuisine sino-coréenne s'invite au marché

C'est du porc frit nappé d'une sauce aigre-douce, garni de carottes et d'oignons mélangés dans la sauce. C'est un plat de cuisine chinoise revisitée à la coréenne.
En Corée, c'est l'un des plats les plus commandés en livraison de restaurant chinois. Mais le voir servi en assiette dans un marché, c'est assez rare, et ça m'a surpris(e). Le goût associe une friture croustillante à une sauce aigre-douce savoureuse. C'est similaire au tangcurou (糖醋肉) chinois, mais la version coréenne a une sauce plus liquide et un côté vinaigré plus prononcé. En anglais, c'est « Tangsuyuk — Korean-style sweet and sour pork ».
Mandu grillés — le final de ce tour de street food au marché Seomun


Des raviolis coréens : une pâte de farine de blé garnie de viande et de légumes, façonnée à la main puis grillée dans l'huile jusqu'à obtenir une belle couleur dorée. Posés sur un cuiseur vapeur en inox, ils offraient une scène pleine de charme typique du marché Seomun.
Une portion coûte 7 000 wons (environ 4,50 €) et comprend plusieurs variétés : plats, ronds, allongés, chacun avec sa propre forme. Ils sont assez gros, et ça suffit pour bien caler. Honnêtement, à ce prix-là, c'est plutôt correct pour le niveau de vie coréen.
En anglais, c'est « Gun-mandu — Korean pan-fried dumplings ». C'est similaire aux gyozas japonais ou aux guotie (鍋貼) chinois, mais les mandu coréens se distinguent par une pâte plus épaisse et l'ajout de vermicelles de patate douce (dangmyeon) dans la garniture.
Fin de la partie 1 — 20 € suffisent pour un festin de street food coréenne au marché Seomun
Voilà, c'était la première partie de mon tour des spécialités de street food au marché Seomun à Daegu, le tout photographié au fil de ma balade. Et en fait, ce n'est pas tout. Il me reste encore pas mal de plats à vous présenter, et je continuerai dans la partie 2.
Si vous avez suivi jusqu'ici, vous l'aurez remarqué : la cuisine de rue dans les marchés traditionnels coréens, ce sont principalement des petits en-cas entre 2 000 et 4 000 wons chacun (environ 1,30 à 2,50 €). Du coup, c'est possible de goûter plein de choses différentes en petites portions. J'ai mangé plus de 10 choses ce jour-là, et la dépense totale était d'environ 30 000 wons, soit à peu près 20 €. Pouvoir découvrir autant de variétés de street food coréenne pour ce budget, c'est un argument vraiment séduisant pour tout voyageur.
La partie 2 arrive bientôt.
Informations pratiques — marché Seomun de Daegu
Adresse
45, Keunjang-ro 26-gil, Jung-gu, Daegu (대구광역시 중구 큰장로26길 45)
Horaires du marché
09h00 – 18h00
※ Les horaires peuvent varier selon les boutiques
Horaires du marché nocturne
Ven. et sam. 19h00 – 23h30 / Dim. 19h00 – 22h30
※ Ouverture prévue fin mars 2026 · Fermé du lundi au jeudi · Fermeture hivernale (janvier–mars)
※ Pour la date exacte d'ouverture, consultez le site officiel du marché nocturne de Seomun
Jours de fermeture
1er et 3e dimanche de chaque mois
※ Certaines boutiques peuvent avoir des fermetures individuelles
Affluence le week-end
※ Heure de pointe : 12h–15h · Visite le matin recommandée
Comment se rendre au marché Seomun
ÉTAPE 1
Prendre le KTX/SRT depuis la gare de Séoul ou la gare de Suseo (SRT)
Durée : environ 1h50
ÉTAPE 2
Descendre à la gare de Dongdaegu → Prendre la ligne 1 du métro
ÉTAPE 3
Correspondance à la station Banwoldang vers la ligne 3 → Descendre à la station Seomun Market
ÉTAPE 4
Sortie 3 de la station Seomun Market → 3 min à pied
ÉTAPE 1
Prendre le bus au terminal express de Gangnam ou au terminal de Dong-Seoul
Durée : environ 3h10
ÉTAPE 2
Descendre au terminal de bus express de Seo-Daegu
ÉTAPE 3
Prendre la ligne 3 à la station Manpyeong devant le terminal → Descendre à Seomun Market
ÉTAPE 4
Sortie 3 de la station Seomun Market → 3 min à pied
ÉTAPE 1
Prendre le KTX depuis la gare de Busan
Durée : environ 50 min
ÉTAPE 2
Descendre à la gare de Dongdaegu → Prendre la ligne 1 du métro
ÉTAPE 3
Correspondance à la station Banwoldang vers la ligne 3 → Descendre à la station Seomun Market
ÉTAPE 4
Sortie 3 de la station Seomun Market → 3 min à pied
ÉTAPE 1
Prendre le bus interurbain au terminal Sasang (Ouest) de Busan
Durée : environ 2h · 13 départs par jour · Premier bus 07h00, dernier bus 19h00
ÉTAPE 2
Descendre à la gare routière Seobu de Daegu → Environ 10 min à pied jusqu'au marché Seomun
L'arrêt est juste à côté du marché, c'est parfois plus pratique que le KTX
ÉTAPE 1
Depuis l'aéroport de Daegu, prendre le bus (n°401 ou Express 1) → Station Ayanggyo
ÉTAPE 2
Ligne 1 du métro → Correspondance à Banwoldang vers la ligne 3 → Descendre à Seomun Market
ÉTAPE 3
Sortie 3 de la station Seomun Market → 3 min à pied
Durée totale : environ 40 à 50 min
※ Les tarifs et durées de transport sont donnés à titre indicatif (mars 2026) et peuvent évoluer. Pour les informations les plus récentes, consultez Korail, SRT, Réservation bus express.
Cet article a été initialement publié sur https://hi-jsb.blog.