Repas coréen traditionnel : riz en marmite et 8 banchan
Pendant mon voyage à Gyeongju, je me suis arrêté pour déjeuner. Quand on passe la journée à visiter des sites touristiques, il arrive un moment où la faim se fait sentir, et ce qu'on mange à Gyeongju fait partie intégrante du voyage. Le repas peut être aussi marquant que les vestiges historiques, après tout.
Si vous préparez un voyage en Corée ou si vous y êtes déjà, il y a un truc que j'aimerais vraiment vous faire savoir. Dans un restaurant coréen, on ne reçoit pas juste ce qu'on a commandé. L'expression qui convient mieux, c'est « la table se dresse ». Les banchan (accompagnements) arrivent, puis la soupe, puis le riz, et tout ça remplit la table d'un coup. La première fois, on se demande si tout ça est vraiment pour nous — eh bien oui, tout est inclus. Pas de supplément.
Aujourd'hui, j'ai déjeuné dans un endroit où l'on peut vivre cette expérience du repas coréen traditionnel dans toute sa splendeur. C'est un restaurant près du quartier Hwangridangil à Gyeongju, une ville historique à environ 3h30 au sud-est de Séoul, où l'on sert du riz en marmite accompagné d'un plateau complet de banchan. Venez découvrir en photos comment fonctionne un restaurant coréen authentique.

Pourquoi j'ai choisi ce restaurant à Gyeongju
Si j'ai choisi Handasot, ce n'est franchement pas grâce à un classement de restaurants. C'est l'accessibilité. Le quartier Hwangridangil, l'observatoire Cheomseongdae et les tombes royales de Daereungwon sont tous à moins de 5 minutes à pied. Gyeongju est une ville où les sites touristiques sont assez éloignés les uns des autres, et si on ne fait pas attention, on se retrouve à prendre le bus pendant une éternité ou à chercher un taxi juste pour aller manger. Je voyageais seul, donc mon itinéraire était directement lié à mon énergie — la saveur comptait, mais je ne voulais pas gaspiller mes forces en déplacements juste pour un repas. J'ai donc d'abord cherché un endroit juste à côté des sites touristiques, et Handasot correspondait parfaitement.

Ce qu'on voit en s'asseyant
Au milieu de chaque table, il y a une plaque à induction encastrée. C'est pour poser la marmite de riz et maintenir la température. Les places sont spacieuses et depuis les fenêtres, on aperçoit les tumulus funéraires de Daereungwon. L'intérieur a une ambiance de maison traditionnelle coréenne (hanok) avec des cloisons en pierre qui séparent les tables, ce qui permet de manger sans se soucier des voisins. C'est un détail qui compte plus qu'on ne le pense, parce que le restaurant est près des sites touristiques et il y avait beaucoup de monde.

Sur chaque table, il y a un guide en anglais. Il explique dans quel ordre manger le riz en marmite : transférer le riz dans un bol, ajouter la sauce, puis verser de l'eau dans la marmite vide pour préparer le sungnyang (infusion de riz grillé). Même sans parler coréen, on peut suivre les instructions sans problème.


Commande sur borne tactile à table
De nos jours, beaucoup de restaurants coréens ont des bornes de commande directement sur la table. Pas besoin d'appeler un serveur, on commande depuis sa place, et c'était le cas ici aussi. L'anglais est disponible par défaut et les photos des plats s'affichent en même temps, donc même sans parler coréen, passer commande ne posait aucun problème. Par contre, la traduction n'était pas parfaite. Certains noms de plats étaient traduits de façon un peu maladroite en anglais, mais grâce aux photos, on ne s'est pas vraiment perdu.


Le plateau de banchan est arrivé
Les accompagnements sont présentés sur des plateaux en bois compartimentés, avec 4 banchan par plateau, soit 2 plateaux au total. 8 accompagnements en tout.
D'habitude, les petites assiettes de banchan arrivent une par une sur la table. Mais ici, ils sont disposés en set sur un plateau et posés d'un coup. Ça a l'air d'un détail anodin, mais quand on le reçoit, la sensation est différente. Les plats ne sont pas éparpillés n'importe comment, ils sont alignés dans le plateau — on a presque l'impression de recevoir un menu dégustation.
Culture culinaire coréenne
La culture des banchan dans les restaurants coréens
Pourquoi la table se remplit alors qu'on n'a commandé qu'un seul plat
Les banchan, c'est quoi exactement ?
Quand on commande un plat principal dans un restaurant coréen, on reçoit aussi du riz, de la soupe et plusieurs banchan (accompagnements). Le point essentiel, c'est que tout est gratuit. On ne les commande pas séparément et il n'y a aucun supplément. On n'a commandé qu'un seul plat et la table est pleine à craquer — si c'est votre première fois, vous allez être surpris.
Les banchan se divisent globalement en namul (légumes assaisonnés), kimchi (légumes fermentés), plats sautés et conserves au vinaigre ou à la sauce soja. Ça va des namul légers comme les épinards assaisonnés aux banchan fermentés comme le kimchi de chou, en passant par les anchois sautés et les jangajji (pickles coréens). La composition varie d'un restaurant à l'autre, et même dans le même restaurant, elle change souvent selon les saisons. Donc à chaque visite, les banchan peuvent être un peu différents.
Combien de banchan sont servis en général ?
Un restaurant coréen standard en sert 3 à 5 en moyenne. Les restaurants spécialisés en hanjeongsik (repas traditionnel complet) en proposent 8 ou plus, et les versions haut de gamme dépassent parfois les 10. Même les petits restaurants populaires en servent 5 à 6 de base. Plus il y a de banchan, plus le restaurant est perçu comme soigné, donc les restaurateurs font vraiment attention à leur composition.
On peut vraiment se resservir ?
Oui, c'est possible. Quand un banchan est terminé, on peut en redemander, et c'est toujours gratuit. Il suffit de demander au serveur ou de montrer l'assiette vide pour qu'elle soit immédiatement remplie. Pour les gens qui viennent de pays où chaque accompagnement supplémentaire est facturé, c'est souvent la partie la plus surprenante.
Il y a quand même une règle de savoir-vivre. On ne demande que ce qu'on va manger, et en laisser beaucoup est considéré comme impoli. Se resservir est libre, mais ne pas gaspiller fait partie de l'étiquette de base du repas coréen.
En quoi c'est différent des autres pays ?
Dans les restaurants japonais, taïwanais ou chinois, les accompagnements se commandent séparément, et chaque ajout est facturé. En Corée, dès qu'on commande un plat principal, les banchan arrivent gratuitement avec — c'est un système fondamentalement différent.
🇰🇷 Corée
Banchan gratuits avec le plat principal. 3 à 10 de base. Resservir gratuit aussi.
🇯🇵 🇹🇼 🇨🇳 Japon · Taïwan · Chine
Accompagnements commandés à part, facturés en supplément, pas de concept de resservir gratuit.
Pourquoi autant de générosité ?
Le repas coréen traditionnel accorde une grande importance à l'équilibre des saveurs au sein d'un même repas. C'est pour ça que le salé, le pimenté, le doux et l'acidulé se retrouvent tous ensemble sur la table. Et ce n'est pas que le goût — les textures sont aussi prises en compte. Du moelleux, du croquant, du ferme se côtoient pour que le repas ne devienne jamais monotone.
Les banchan sont influencés par les saisons et les régions. Les ingrédients de saison s'y reflètent, donc en retournant dans le même restaurant, la composition peut avoir changé. Dans les restaurants régionaux comme ceux de Gyeongju, les spécialités locales se glissent aussi dans les banchan. Manger en Corée, c'est faire l'expérience de la table d'une région et d'une saison.
Les 8 banchan : mon avis honnête
Sur les 8, certains m'ont clairement marqué.
Le japchae était mon préféré. Ce sont des vermicelles de patate douce sautés avec des épinards, des carottes et des champignons, assaisonnés à la sauce soja et à l'huile de sésame. La texture élastique des nouilles se mariait parfaitement avec le riz en marmite. On m'a dit que c'est un plat incontournable des fêtes coréennes.
Les anchois sautés m'ont aussi impressionné. Ce sont de petits anchois séchés sautés dans un mélange sucré-salé, et ici ils y avaient ajouté des cacahuètes. Posés sur le riz, ça fait exploser le côté umami. Attention si vous êtes allergique aux arachides.
Le kimchi, pas besoin d'en dire plus. C'est un accompagnement qu'on trouve absolument partout dans les restaurants coréens — du chou fermenté avec du piment, de l'ail et du jeotgal (sauce de poisson fermentée). Ça donne un goût profond, épicé et acidulé. Le reste, c'était des namul classiques : germes de soja assaisonnés, champignons assaisonnés, tiges d'ail sautées, jangajji (pickles coréens). Honnêtement, les jangajji étaient un peu trop salés, mais comme le riz en marmite est plutôt neutre, manger les deux ensemble finissait par bien fonctionner. En termes d'équilibre global du repas, ça avait du sens.
Les 7 banchan de base chez Handasot
Servis avec le riz en marmite · resservir gratuit pour la plupart
Japchae
Japchae · Vermicelles sautéesDes vermicelles de patate douce sautées avec des épinards, des carottes et des champignons, assaisonnées à la sauce soja et à l'huile de sésame. La texture élastique des nouilles se mariait parfaitement avec le riz en marmite. C'est un plat incontournable des fêtes coréennes, donc en général tout le monde apprécie sans problème.
Champignons assaisonnés
Beoseot-muchim · Salade de champignonsDes champignons blanchis assaisonnés avec de la sauce soja, de l'huile de sésame et des graines de sésame. La texture est ferme et le goût plutôt délicat, ce qui en fait une petite pause entre les banchan plus relevés.
Germes de soja assaisonnés
Kongnamul-muchim · Pousses de sojaDes germes de soja croquants simplement assaisonnés avec du sel, de l'huile de sésame et des graines de sésame. C'est l'un des banchan les plus courants sur une table coréenne — doux et parfumé au sésame.
Kimchi
Kimchi · Chou fermentéL'aliment fermenté emblématique de la Corée. Du chou assaisonné avec du piment, de l'ail et du jeotgal (sauce de poisson fermentée) puis fermenté. Le goût est profond, épicé et acidulé. C'est le banchan qu'on trouve absolument dans tous les restaurants coréens.
Tiges d'ail sautées
Maneuljjong-bokkeum · Fleurs d'ail sautéesC'est la tige florale qui pousse sur le bulbe d'ail. La texture est croquante et unique, et sautées à la sauce soja et à l'huile de sésame, elles ont un goût légèrement piquant, sucré-salé. Même si on n'en a pas l'habitude, c'est un banchan qui marque après la première bouchée.
Jangajji
Jangajji · Pickles coréensDes légumes marinés et fermentés dans de la sauce soja ou du vinaigre — les pickles à la coréenne. Salés et acidulés, ils réveillent l'appétit quand on les mange avec un plat neutre comme le riz en marmite. Honnêtement, les jangajji d'ici étaient un peu trop salés, mais avec le riz, ça fonctionnait quand même.
Anchois sautés
Myeolchi-bokkeum · Anchois sautés aux cacahuètes 🥜 Contient des cacahuètesDe petits anchois séchés sautés dans un assaisonnement sucré-salé — un classique absolu de la cuisine coréenne. Ici, ils étaient sautés avec des cacahuètes, ce qui ajoutait encore plus de saveur. Posés sur le riz, l'umami monte en flèche. Personnellement, c'était le banchan le plus addictif avec le riz. Attention si vous êtes allergique aux arachides.

Les deux plateaux sont installés de chaque côté de la table, et au centre, la place de la marmite est prête sur la plaque à induction. Le serveur apporte les plateaux entiers, donc les 8 banchan arrivent d'un coup.
Les plats principaux sont arrivés


Les plats principaux sont arrivés. On avait commandé le maquereau grillé et le thazard grillé chacun de notre côté. En Corée, c'est tout à fait naturel de commander des plats différents et de partager entre convives. De cette façon, on peut goûter deux choses à une même table.
Le maquereau grillé avait la peau croustillante et la chair moelleuse. C'est un poisson gras, donc il y a un peu de matière grasse, mais mangé avec le riz, ce côté onctueux devient plutôt un atout. Le thazard avait une chair plus épaisse et plus délicate que le maquereau. Il n'avait presque aucune odeur de poisson, donc même quelqu'un qui n'aime pas trop le poisson aurait pu apprécier celui-ci.
Riz en marmite aux côtes de bœuf (galbi-sotbap)


Le galbi-sotbap. Dans la marmite, par-dessus le riz, des tranches épaisses de côtes de bœuf sont disposées. La cuisson est medium, l'intérieur est d'un beau rose. L'extérieur est imprégné d'arôme de flamme et plein de jus. Des ciboules finement émincées recouvrent généreusement la viande, ce qui vient équilibrer le goût. Le fait que la viande reste chaude sur le riz brûlant de la marmite, c'était un vrai plus. Franchement, on se serait cru devant un steak.
Bulgogi de porc au four à bois


Le bulgogi de porc au four à bois. De fines tranches de porc marinées dans une sauce sucrée-salée puis grillées au four à bois — l'arôme de la flamme s'était profondément imprégné dans la viande. Par-dessus, des ciboules en julienne et des graines de sésame étaient empilées généreusement, et le plat reposait sur un support en bois avec une bougie en dessous pour maintenir la chaleur, ce qui permettait de manger chaud jusqu'à la dernière bouchée. Avec le riz en marmite, la viande marinée et le riz bien cuit s'accordaient à la perfection. En termes de combinaison, c'était la meilleure.
Le riz en marmite, ce n'est pas juste du riz


Ce n'est pas un simple bol de riz servi à part — c'est du riz cuit directement dans une marmite en pierre. Les grains sont fermes, légèrement séparés et brillants. La teinte jaune vient du curcuma incorporé dans le riz. C'est vraiment différent d'un bol de riz classique. Quand le riz lui-même est bon, les banchan deviennent encore meilleurs — c'est un cercle vertueux.
Comment manger
C'est quoi le dolsotbap ?
Riz en marmite de pierre coréen · Ce qu'il faut savoir pour la première fois
Le dolsotbap, c'est quoi ?
C'est du riz cuit directement dans une marmite en pierre. Le riz classique est cuit à l'avance puis servi dans un bol, mais le dolsotbap est cuit sur commande et amené à table dans sa marmite. La pierre conserve la chaleur longtemps, ce qui permet de manger chaud jusqu'à la dernière cuillerée — c'est la plus grande différence.
Le nurungji au fond de la marmite
Le clou du dolsotbap, c'est le nurungji qui se forme au fond de la marmite. Quand on a transféré tout le riz, il reste une couche de riz croustillant collé au fond. C'est parfumé, croustillant, et beaucoup de gens le grattent pour le manger à part. On n'est pas obligé d'en manger si ça ne tente pas, mais essayez au moins une fois. C'est meilleur qu'on ne le pense.
Après le repas, le sungnyang
Quand on a fini de manger, on verse de l'eau chaude dans la marmite vide. Le nurungji se dissout et crée le sungnyang, une infusion de riz grillé — c'est la boisson de fin de repas à la coréenne. Au lieu du café ou du thé, on termine avec ça dans la tradition. Honnêtement, les avis sont partagés. Certains trouvent ça un peu fade plutôt que parfumé. Mais après de la viande grasse ou des banchan salés, ça a le mérite de rafraîchir la bouche.
Comment manger, étape par étape
Quand la marmite arrive, ouvrez le couvercle et vérifiez l'état du riz.
Transférez la quantité voulue dans le bol fourni. On ne mange pas directement dans la marmite.
Mangez avec les banchan et le plat principal. S'il y a une sauce, on peut la mélanger au riz, c'est délicieux aussi.
Une fois le riz terminé, versez de l'eau chaude dans la marmite vide, fermez le couvercle et attendez 2 à 3 minutes. Le sungnyang est prêt.
Si le nurungji vous tente, grattez-le et goûtez-le avant de préparer le sungnyang.
Quelle différence avec un riz classique ?
Riz classique en bol
Riz cuit à l'avance et servi dans un bol. Refroidit vite, pas de nurungji ni de sungnyang.
Dolsotbap
Cuit sur commande dans la marmite. Chaud jusqu'au bout, avec le nurungji et le sungnyang en bonus.
Comment manger le riz en marmite

Quand le riz en marmite arrive, il suffit de le transférer dans un bol comme ça. On ne mange pas directement dans la marmite, on transfère. On voit un peu de nurungji mélangé au riz, et c'est ça qui donne un parfum grillé. Ce n'est pas compliqué, on prend une cuillère et on sert, c'est tout.

Voici la marmite une fois le riz transféré. On voit le nurungji collé au fond, non ? Il suffit de verser de l'eau chaude, de fermer le couvercle et d'attendre 2 à 3 minutes. Et voilà, le sungnyang est prêt.
La table complète, le repas coréen dans toute sa splendeur


Voici la table entièrement dressée. 4 marmites de riz, du maquereau et du thazard grillés, du bulgogi de porc au four à bois, du riz aux côtes de bœuf, et 2 plateaux de banchan. Tout est installé sans le moindre espace vide, et pourtant, curieusement, ça n'a rien de chaotique. Les supports en bois, les marmites et les plateaux sont disposés à intervalles réguliers, ce qui donne un aspect plutôt soigné.
C'est ça, un repas coréen. Le plat principal n'arrive pas tout seul au milieu de la table — banchan, riz, soupe et plat principal arrivent tous en même temps. Même si chacun a commandé un plat différent, tout se partage naturellement sur la table. Plus on est nombreux, plus on peut goûter de choses différentes. C'est de cette façon de dresser la table que vient la culture du partage en Corée.
Gros plans

La côte de bœuf du galbi-sotbap soulevée avec des baguettes. La cuisson est medium, l'intérieur est rosé et le jus coule. C'est du galbi coréen, mais visuellement, on dirait la coupe d'un steak.

Gros plan du bulgogi de porc au four à bois. La tranche luit avec la sauce qui l'imprègne. L'extérieur est grillé avec un léger effet caramélisé et des graines de sésame incrustées. Coupé finement, il suffit d'attraper un morceau avec les baguettes pour que le goût sucré-salé arrive immédiatement.
La table après le repas

La table après le repas. Le sungnyang infuse dans les marmites, les assiettes ne montrent plus que des arêtes de poisson, les bols de banchan sont vides. En repensant à cette abondance quand tout était servi, cette photo de fin de repas est sans doute celle qui dit le mieux « on a bien mangé ».
J'ai fait un vrai repas à Gyeongju. Quand la faim se fait sentir en visitant les sites, pas besoin d'aller loin — juste à côté du quartier Hwangridangil, on peut vivre l'expérience d'un repas coréen traditionnel complet comme celui-ci. Du riz en marmite, 8 banchan, du poisson grillé et de la viande, le tout sur une seule table. Le goût compte, évidemment, mais pour quelqu'un qui découvre cette façon de dresser la table pour la première fois, c'est un spectacle en soi.
Un petit conseil : ne vous servez pas trop de banchan d'un coup. Mangez petit à petit, et si ça ne suffit pas, redemandez. Le resservir est gratuit, donc n'hésitez pas. Par contre, en laisser beaucoup, c'est un peu impoli.
FAQ
Restaurant coréen : l'essentiel à savoir
Les questions les plus fréquentes quand c'est la première fois
Les banchan sont vraiment tous gratuits ?
Oui, gratuits. Quand on commande un plat principal, les banchan arrivent automatiquement avec. On ne les commande pas séparément et il n'y a aucun supplément. Le nombre varie selon les restaurants, mais 3 au minimum, c'est la base.
Comment faire si on en veut plus ?
Il suffit de demander au serveur ou de montrer l'assiette vide. La plupart des restaurants les remplissent gratuitement. Même sans parler coréen, montrer l'assiette vide suffit largement pour se faire comprendre.
On peut laisser des restes de banchan ?
Laisser un peu, ça passe. Par contre, se servir beaucoup dès le départ et laisser la moitié, c'est un peu mal vu. Manger petit à petit et redemander si besoin, c'est l'étiquette du repas coréen.
Pourquoi donne-t-on à la fois des baguettes et une cuillère ?
En Corée, on mange le riz et la soupe avec la cuillère, et les banchan avec les baguettes. Contrairement au Japon ou à la Chine, on ne soulève pas le bol de riz — on le laisse sur la table et on mange à la cuillère. Tenir les deux dans la même main en même temps est considéré comme impoli.
Y a-t-il des banchan adaptés aux végétariens ?
Les namul (légumes assaisonnés) et les jangajji (pickles) sont à base de légumes, donc ça semble convenir. Mais le kimchi contient souvent du jeotgal (sauce de poisson fermentée). Si vous êtes végétalien strict, mieux vaut vérifier les ingrédients avant de commander, notamment la présence de jeotgal ou de bouillon de viande. Les namul et le tofu sont les options les plus sûres.
Y a-t-il des allergènes à surveiller ?
L'huile de sésame et les graines de sésame sont présentes dans presque tous les banchan. Si vous êtes allergique aux fruits à coque, attention aux banchan sautés comme les anchois qui peuvent contenir des cacahuètes. Le jeotgal, les crustacés et le piment sont aussi très utilisés — si vous y êtes allergique, vérifiez auprès du restaurant avant de commander.
Infos restaurant
Handasot Gyeongju
Quartier Hwangridangil, Gyeongju · Riz en marmite et banchan
Adresse
111 Cheomseong-ro, Hwangnam-dong, Gyeongju-si, Gyeongsangbuk-do
Horaires
Tous les jours 10h30 — 21h00 (dernière commande 20h30)
Téléphone
+82-54-776-7088
Parking
Parking privé du restaurant · Parking public de Hwangridangil à proximité
Accès
À moins de 5 minutes à pied de Cheomseongdae, Daereungwon et Hwangridangil
Ce qu'on a commandé
Riz en marmite aux côtes de bœuf (galbi-sotbap)
≈ 12 €
Bulgogi de porc au four à bois (repas complet)
≈ 12 €
Maquereau grillé au four à bois (repas complet)
≈ 11 €
Thazard grillé au four à bois (repas complet)
≈ 11 €
※ Tous les plats incluent le riz en marmite + 8 banchan de base. Les prix peuvent varier.
Cet article a été publié à l'origine sur https://hi-jsb.blog.