CatégorieNourriture
LangueFrançais (Canada)
Publié30 avril 2026 à 02 h 27

18 banchan avec un repas complet au riz d’orge

#repas coréen complet
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Pour ma femme qui en arrache tous les jours, je voulais lui offrir une vraie belle table

J’avais envie de payer un vrai bon repas à ma femme, qui travaille fort tous les jours. J’étais tombé par hasard sur un resto de riz d’orge dans des Shorts YouTube, puis en voyant la vidéo avec la table remplie de petits plats, je me suis tout de suite dit qu’il fallait qu’on y aille. Comme elle n’aime pas vraiment les sorties trop chères, je remettais ça tout le temps à plus tard, mais cette fois-là, j’ai juste décidé de tout payer moi-même. En avril 2026, je suis allé avec ma femme, qui n’est pas coréenne, au 1972 Song Eunjeong Boribap Bonjeom, à Jochiwon, dans la ville de Sejong.

Façade de soir du 1972 Song Eunjeong Boribap à Jochiwon, Sejong

On est arrivés vers l’heure du souper, et honnêtement, la taille du bâtiment m’a surpris. Je m’attendais à un simple petit resto de quartier spécialisé en riz d’orge, mais en voyant l’édifice, j’ai trouvé ça pas mal plus imposant que prévu. Il y avait une grande photo de boribap sur le mur extérieur, l’éclairage était bien pensé, puis pour un resto de boribap, l’ensemble avait un look assez moderne. Par contre, le stationnement n’est pas si généreux pour la grosseur de l’endroit, donc si tu viens à l’heure de pointe le soir, tu risques peut-être de tourner un peu avant de trouver une place.

De grandes tables, et on a vite compris pourquoi

Intérieur du Song Eunjeong Boribap avec grande table pour 4 et tablette de commande

Une fois assis, on a remarqué que la table était vraiment large. C’était une table pour quatre, mais à deux, on avait presque trop d’espace. Ce n’est qu’une fois les accompagnements arrivés qu’on a compris pourquoi il fallait autant de place. Il y avait une tablette de commande sur le côté, puis l’huile de sésame et l’huile de périlla étaient déjà installées sur la table.

Commande sur tablette — pratique, mais sans vraie traduction étrangère

Écran de menu sur tablette au restaurant Song Eunjeong Boribap

La commande se fait sur une tablette posée à chaque table. Quelques touches et c’est réglé, mais le problème, c’est que même s’il y a des sections en anglais dans le menu, la traduction réelle n’est pas faite. Si tu ne lis pas le coréen, commander reste difficile. Donc j’ai résumé la traduction du menu juste en dessous.

1972 Song Eunjeong Boribap Bonjeom · menu

Menu · Menu complet · Carte

  • Table d’hôte Song Eunjeong (1 pers.)

    Repas complet maison / Ensemble signature / Table garnie complète

    Commande min. 2 personnes · Minimum 2 personnes

    CA$31
  • Riz d’orge au doenjang (1 pers.)

    Ragoût de pâte de soya + riz d’orge / Soupe de doenjang + riz d’orge / Ensemble classique

    CA$14
  • Riz d’orge au cheonggukjang (1 pers.)

    Ragoût de cheonggukjang + riz d’orge / Soya fermenté + riz d’orge / Saveur plus corsée

    CA$14
  • Menu enfant (3 à 7 ans)

    Repas pour enfant / Portion enfant / Menu junior

    CA$3

Extras

  • Maquereau grillé / Poisson grillé entier / Maquereau rôtiCA$9
  • Porc épicé sauté / Porc relevé / Porc sauté coréenCA$6
  • Bulgogi de bœuf / Bœuf mariné grillé / Bœuf sauté sucré-saléCA$8

Un repas coréen au riz d’orge: oui, ça arrive vraiment comme ça

En Corée, manger un repas, ce n’est pas juste recevoir un bol de riz. La culture des banchan, c’est justement d’avoir, autour du riz, tout un éventail de légumes assaisonnés, de ragoûts, de grillades, de plats braisés et de marinades qui remplissent la table. Le boribap, c’est un riz mélangé avec de l’orge, donc la texture est plus rustique et plus ferme sous la dent qu’un simple bol de riz blanc. En Corée, c’est un grain qu’on mange depuis longtemps comme repas santé. Dans les restos spécialisés, le principe de base, c’est de couvrir ce riz de légumes assaisonnés puis de tout mélanger, alors forcément, il y a beaucoup de petits plats qui arrivent avec. Comme je vis en Corée, j’ai déjà publié sur mon blogue quelques critiques de baekban autour de CA$7 à CA$9, mais cette table de boribap, c’est carrément la version full course améliorée de ce genre de repas.

Plateaux en laiton remplis de banchan juste après la commande au Song Eunjeong Boribap

On avait à peine passé la commande sur la tablette que les accompagnements sont sortis en moins de 30 secondes. Deux grands plateaux en laiton sont arrivés d’un coup, bien remplis, avant même que ma femme ait eu le temps de déposer son téléphone. J’ai trouvé ça franchement rapide.

Table remplie de tous les banchan du repas de riz d’orge au Song Eunjeong Boribap

Une fois les plateaux ouverts sur la table, l’espace s’est rempli presque immédiatement. C’est là qu’on a compris pourquoi la table devait être aussi grande. En voyant toute la table, ma femme m’a lancé, « Tout ça, c’est vraiment pour nous autres? » puis elle était visiblement émue. C’était sa première fois à voir en vrai une table coréenne servie aussi généreusement, alors elle avait les yeux grands ouverts.

Deux plateaux en laiton — les banchan d’un côté, les légumes de l’autre

Plateau de banchan du Song Eunjeong Boribap avec œufs de caille, lotus, radis et pollock

Ce plateau-là était réservé aux petits plats d’accompagnement. Chaque bol en laiton contenait quelque chose de différent: œufs de caille braisés à la sauce soya, salade de racine de lotus, musaengchae, pollock séché assaisonné, noix glacées, puis salade de macaronis. C’étaient surtout des saveurs salées et légèrement sucrées, donc des banchan parfaits pour ouvrir l’appétit. Le kimchi de jeunes radis était aussi servi de ce côté-là.

Plateau de légumes assaisonnés avec germes de soya, gosari, aubergine séchée et champignons

L’autre plateau contenait les namul, donc les légumes assaisonnés. Il y avait des germes de soya, du gosari, de l’aubergine séchée, du gondre, de la courgette et des pleurotes, tous bien rangés. C’est ce côté-là qu’on mélange avec le riz d’orge. Le fait de séparer les banchan et les namul sur deux plateaux, ça garde la table bien organisée, puis c’était le fun de décider par quoi commencer.

Les banchan qui m’ont le plus marqué

Ce resto est déjà connu pour ses accompagnements généreux, mais une fois sur place, j’ai trouvé qu’il y en avait vraiment beaucoup, puis surtout qu’ils étaient bien réussis un par un. Si je les expliquais tous en détail, ça finirait plus, donc je vais surtout parler de ceux qui m’ont le plus marqué.

Gosari assaisonné sauté à la sauce soya et à l’huile de sésame, banchan pour riz d’orge

Le gosari. En Corée, on fait tremper cette fougère séchée avant de la faire sauter dans un assaisonnement à la sauce soya, et dans un resto de boribap, ça manque presque jamais. La première bouchée donne l’impression que ça va être coriace, mais après deux ou trois mâchées, ça devient étonnamment tendre. Entre-temps, le goût salé de la sauce soya et le côté noisetté de l’huile de sésame prennent toute la place. Moi, j’en ai repris une assiette complète au comptoir libre-service.

Aubergine séchée assaisonnée, légume coréen sauté au goût profond

L’aubergine séchée. Ici, ce n’était pas de l’aubergine fraîche, mais bien de l’aubergine séchée puis réhydratée avant d’être sautée avec l’assaisonnement. La texture n’a rien à voir avec celle d’une aubergine normale. C’est presque élastique, avec un côté qui rappelle un peu la viande sous la dent, et comme la sauce a bien pénétré, elle garde vraiment sa présence une fois mélangée au riz.

Pleurotes sautés à l’huile de sésame, banchan léger et savoureux

Les pleurotes sautés. Ils étaient effilochés finement puis sautés à l’huile de sésame. Ce n’était ni glissant ni mou, mais plutôt légèrement élastique. L’assaisonnement restait doux, alors avec les autres plats autour, ça venait équilibrer l’ensemble de la table.

Les autres namul, rapidement

Namul de feuilles de radis séchées, parfum végétal et huile de sésame

Le siregi. C’était sauté avec les tiges, et le parfum végétal ressortait beaucoup, avec l’huile de sésame bien présente.

Tiges de taro assaisonnées à la texture douce, banchan traditionnel coréen

Les tiges de taro assaisonnées. Comme la tige contient de minuscules poches d’air, la texture est douce, presque comme une éponge. L’assaisonnement s’infiltre partout là-dedans, alors quand tu croques dedans, le goût se répand de façon très moelleuse.

Germes de soya assaisonnés, texture croquante pour bol de riz d’orge mélangé

Les germes de soya assaisonnés. Ils étaient presque neutres, donc ce n’est pas le genre de namul que je mangerais seul, mais une fois mélangés au riz d’orge, ils font exactement la job.

Courgette sautée, texture croquante et banchan propre en bouche

La courgette sautée. Elle était cuite juste ce qu’il faut pour garder un côté croquant, puis c’était propre en bouche, sans lourdeur ni excès d’huile.

Gondre ou herbes de montagne sautées à l’huile de périlla, parfaites avec riz d’orge

Le gondre, ou peut-être une autre herbe de montagne. Je ne peux pas l’affirmer à 100 %, mais le léger goût amer avec l’huile de périlla allait vraiment bien avec le riz d’orge.

Et pas juste des légumes non plus

Japchae de nouilles de patate douce sautées avec légumes et graines de sésame

Le japchae. Ce sont des nouilles de patate douce sautées avec sauce soya et légumes, puis garnies de graines de sésame. Ma femme a particulièrement capoté sur celui-là, au point d’en reprendre deux fois au comptoir libre-service. Elle est tombée solide pour le côté moelleux, élastique et un peu sucré.

Noix glacées avec amandes, arachides et graines de citrouille en sirop coréen

Les noix glacées. Amandes, arachides et graines de citrouille étaient mijotées dans un sirop coréen. C’est le genre de petit plat sucré qui agit presque comme une collation. Après quelques bouchées de légumes assaisonnés, en prendre une change complètement l’ambiance en bouche.

Tranches de courgette panées à l’œuf, poêlées croustillantes et tendres

Le hobakjeon. De fines tranches de courgette enrobées d’œuf puis poêlées. L’extérieur était légèrement croustillant, tandis que l’intérieur restait bien humide.

Pollock séché assaisonné au gochujang, banchan sucré-salé pour le riz

Un plat qui semblait être du hwangtae muchim. C’était mélangé dans une sauce au gochujang, avec un goût un peu sucré mais aussi salé, alors je revenais souvent vers lui pour accompagner le riz.

Salade de macaronis à base de mayonnaise servie comme banchan coréen

La salade de macaronis. Quand un plat comme ça apparaît au milieu d’une table remplie de namul, ça change soudainement le ton, puis j’ai trouvé ça franchement sympathique. S’il y avait des enfants avec nous, je suis pas mal sûr que c’est ce qu’ils auraient attaqué en premier.

Kimchi de jeunes radis, frais et relevé, parfait pour mélanger au riz d’orge

Le kimchi de jeunes radis. Il est préparé avec de petits radis jeunes marinés dans l’assaisonnement, donc il garde un peu de jus et une fraîcheur très agréable. Quand tu le mélanges au riz d’orge, le côté épicé ressort d’un coup.

Œufs de caille braisés à la sauce soya, banchan protéiné sucré-salé

Les œufs de caille braisés à la sauce soya. C’est un petit banchan salé, légèrement sucré, en format une bouchée. Au milieu de tous les légumes, le fait d’avoir une petite source de protéines me donnait naturellement envie d’en reprendre.

Salade de racine de lotus à la sauce de sésame, croquante et crémeuse

La salade de racine de lotus. Les tranches de lotus étaient nappées d’une sauce au sésame, avec un croquant très agréable et une texture crémeuse qui contrastait avec les namul. Même visuellement, les trous naturels dans la racine rendent ce banchan vraiment le fun à regarder.

Musaengchae de radis cru assaisonné, croquant, épicé et rafraîchissant

Le musaengchae. C’est du radis coupé finement puis mélangé avec un assaisonnement au piment coréen. C’est croquant, un peu relevé et très rafraîchissant, donc ça nettoie bien la bouche. Quand tu l’ajoutes au bol de riz d’orge mélangé, tout le goût du repas se réveille.

Dans l’ensemble, les banchan n’étaient pas agressifs du tout. Ce n’était ni trop salé, ni fade non plus, vraiment pile au milieu. Honnêtement, si tu cherches des saveurs très fortes, tu pourrais trouver ça un peu doux, mais si on pense au côté santé, j’ai plutôt trouvé que c’était une bonne chose. Le salé à outrance, ce n’est pas automatiquement meilleur.

Le plat principal entre enfin — riz d’orge et ragoût de cheonggukjang

Table complète avec riz d’orge et ragoût de cheonggukjang bouillant en casserole de pierre

Après environ 10 minutes à picorer les banchan, le plat principal est enfin arrivé. Le riz d’orge servi dans un bol en laiton, puis juste à côté, une casserole de pierre remplie de cheonggukjang encore en train de bouillonner. C’est à ce moment-là que la table donnait vraiment l’impression d’être complète. On avait commandé le menu riz d’orge au cheonggukjang, alors je vais t’expliquer rapidement de quoi il s’agit.

🫘 C’est quoi, le cheonggukjang?

Le cheonggukjang est un aliment fermenté traditionnel coréen préparé avec des fèves de soya cuites, fermentées pendant 2 à 3 jours avec du bacille de foin ou une fermentation naturelle sur paille. Le doenjang, qui est aussi un produit de soya fermenté, mûrit pendant des mois, parfois des années, tandis que le cheonggukjang fermente peu de temps, donc les fèves restent visibles et l’odeur est beaucoup plus marquée.

Justement à cause de cette forte odeur de fermentation, c’est un plat qui divise clairement, même chez les Coréens. Ceux qui l’aiment peuvent verser le ragoût sur leur riz et le manger comme ça sans hésiter, tandis que ceux qui ne l’aiment pas veulent parfois quitter la table juste en sentant l’odeur.

Dans le menu riz d’orge au cheonggukjang, ce cheonggukjang est servi en ragoût avec le bol de riz. On le fait bouillir avec du tofu, de la courgette, des piments et d’autres ingrédients dans une casserole de pierre, puis quand tu le verses chaud sur le riz, ça donne quelque chose de très réconfortant, presque addictif.

💡 Si tu es sensible aux odeurs, tu risques d’être plus à l’aise avec le menu riz d’orge au doenjang, qui coûte le même prix. Le doenjang est aussi à base de soya fermenté, mais son parfum est beaucoup plus doux.

Ragoût de cheonggukjang bouillant dans une casserole de pierre, parfum de soya fermenté

Ça, c’est le cheonggukjang. Quand ça bouillonne dans la casserole de pierre, l’odeur de fèves fermentées monte tout de suite, et moi, personnellement, c’est une odeur que j’aime bien.

Intérieur du cheonggukjang avec fèves de soya, tofu, courgette et piment dans le bouillon

Dans le bouillon, il y avait des fèves de soya éclatées, du tofu, de la courgette et des piments. Le cheonggukjang de cette adresse avait une odeur plutôt modérée, donc ce n’était pas une version qui te frappe au nez de façon extrême. Ma femme a fini tout le bouillon, puis moi, j’ai carrément noyé plus de la moitié de mon riz dedans.

Le comptoir libre-service — recharge à volonté sans malaise

Comptoir libre-service pour recharges de banchan au Song Eunjeong Boribap

Voici le coin libre-service. Si les accompagnements servis à table ne suffisent pas, tu peux aller te resservir toi-même. Pas besoin d’appeler un employé ni de demander quoi que ce soit: tu prends une assiette et tu te sers de ce que tu veux. J’ai trouvé ça vraiment pratique parce qu’on pouvait reprendre sans se sentir observés.

Japchae dans un réchaud et cuiseur de riz au comptoir libre-service du restaurant

Au bout du comptoir libre-service, il y avait un gros réchaud rempli de japchae, ainsi qu’un cuiseur de riz. Si tu manques de riz, tu peux simplement t’en servir là. Moi, je suis allé me chercher un autre bol. Honnêtement, le riz du cuiseur était un peu plus collant que celui servi au début à table. C’était correct à manger, mais on sentait quand même une différence avec le riz fraîchement servi. À noter aussi qu’il y a un avis disant « des frais environnementaux de CA$3 sont facturés si tu laisses de la nourriture », alors mieux vaut te servir juste ce que tu vas manger.

Ajout de maquereau grillé — CA$9 pour un poisson complet

Maquereau grillé entier avec peau croustillante et chair juteuse

On avait déjà largement assez à manger avec les banchan, mais il manquait comme un petit quelque chose, alors j’ai ajouté un maquereau grillé. Le maquereau est un poisson qu’on mange souvent dans les repas maison en Corée, mais le voir servi entier, bien grillé comme ça, c’est surtout le genre de chose qu’on rencontre au restaurant. La peau était croustillante, la chair restait juteuse, puis la viande se détachait facilement dès qu’on poussait un peu avec les baguettes. Ce n’était pas trop salé; on goûtait surtout le côté riche et naturel du maquereau lui-même.

La table au complet — CA$37 pour deux

Table complète du Song Eunjeong Boribap pour deux personnes, environ CA$37

Voici la table complète qu’on a mangée hier à deux. Riz d’orge, cheonggukjang, maquereau grillé, une bonne quinzaine de banchan, du japchae, puis même du hobakjeon. Si je compare ça aux repas baekban autour de CA$7 à CA$9 que j’ai déjà présentés sur mon blogue, on dirait presque le même genre culinaire, mais dans une autre catégorie. Deux menus riz d’orge au cheonggukjang reviennent à CA$28, puis avec le maquereau grillé à CA$9, ça fait un total d’environ CA$37. Honnêtement, ce n’est pas ce que j’appellerais un repas bon marché. Par contre, quand tu vois la table en vrai, ça se justifie. Avec le nombre de banchan, les recharges illimitées au libre-service et le maquereau en plus, ça donne un repas franchement solide.

Le riz d’orge mélangé — c’est comme ça qu’on le mange

Gros plan sur le riz d’orge mêlé à du riz blanc dans un bol en laiton

Ça, c’est le riz d’orge. Tu vois les grains d’orge mélangés parmi le riz blanc. Comparé à un bol de riz ordinaire, la texture est plus ferme, plus granuleuse sous la dent, et ma femme m’a dit qu’elle trouvait ce côté-là à la fois original et vraiment bon. Elle aime d’habitude le riz plus collant, mais elle disait que celui-ci avait un charme complètement différent. Elle m’a même dit que le boribap coréen était vraiment délicieux et que cette texture-là, elle ne l’avait jamais essayée ailleurs.

Bol de riz d’orge mélangé avec namul, gochujang et huile de sésame

Tu déposes les namul, le musaengchae et même des banchan comme l’aubergine séchée sur le riz d’orge, tu ajoutes du gochujang et de l’huile de sésame, puis tu mélanges le tout. Ça te donne un bol de bibimbap. Dans un resto de boribap en Corée, c’est la façon classique de le manger. Tu peux aussi prendre chaque accompagnement séparément, mais quand tu les mélanges, toutes les textures différentes arrivent dans la même bouchée. Du croquant, du moelleux, du piquant: chaque cuillerée goûte un peu différemment. Le vrai truc, c’est de mettre un peu plus d’huile de périlla, parce que ça enrobe mieux l’ensemble et ça fait ressortir tout le côté noisetté.

Une bouchée de maquereau, une bouchée de namul

Chair de maquereau grillé prise aux baguettes, peau croustillante et intérieur juteux

J’ai pris un morceau de maquereau avec les baguettes pour voir la texture de plus près. On voyait bien que le côté peau était grillé de façon croustillante, tandis que l’intérieur restait tendre et humide. Si tu alternes une bouchée de ça avec une cuillerée de riz d’orge mélangé, le goût savoureux du gras du poisson vient remplir la bouche juste après le côté végétal et parfumé des namul.

Namul levés avec des baguettes, brillants d’huile de périlla

Quand tu soulèves les namul avec les baguettes, l’huile de périlla brille dessus. Le goût change vraiment selon que tu les manges seuls ou que tu les mets sur le riz. Ma femme disait que la meilleure combinaison, c’était le gosari avec le gondre, alors que moi, j’aimais particulièrement les éléments plus relevés comme le musaengchae avec le boribap. Ce qui est agréable avec ce genre de bol mélangé, c’est qu’il n’y a pas de seule bonne réponse: tu mets ce que tu veux selon ton goût.

Mon verdict honnête sur ce repas coréen au riz d’orge

En Corée, une table de boribap, ce n’est pas juste un repas ordinaire. Chaque banchan a son propre rôle, puis selon la façon dont tu combines et mélanges tout ça, le goût change à chaque bouchée. En mangeant ce repas avec ma femme, qui n’est pas coréenne, j’ai encore plus réalisé à quel point cette culture de table peut sembler impressionnante vue de l’extérieur. Tu commandes un seul riz, puis tout d’un coup, plus d’une dizaine de banchan arrivent, tu peux en reprendre quand tu veux, puis tu termines le repas en construisant ton propre bol à ta façon. Ma femme m’a dit que le boribap coréen était vraiment excellent, surtout à cause de cette texture-là, et c’est vrai que c’est un type de repas qu’on ne vit pas facilement hors de la Corée.

À environ CA$19 par personne, on ne peut pas dire que c’est donné, mais pour cette composition-là, le rapport qualité-prix reste très correct. Si je devais nommer les points un peu moins forts, ce serait le fait que l’ensemble peut sembler trop doux si tu t’attends à des saveurs très puissantes, le stationnement un peu serré pour la taille du resto, puis le riz du libre-service, plus collant que celui fraîchement servi. Malgré ça, si tu veux offrir une vraie belle table à quelqu’un qui travaille fort tous les jours, ce repas-là valait largement son prix.

1972 Song Eunjeong Boribap Bonjeom

Song Eunjeong Boribap · Jochiwon, Sejong

  • 📍 1er étage, 2427 Sejong-ro, Jochiwon-eup, ville autonome spéciale de Sejong
  • 🕐 Tous les jours 08:30 – 20:30 (dernière commande 20:00)
    Pause de l’après-midi 15:00 – 17:00
  • 📞 +82-507-1343-0929
  • 🅿️ Stationnement réservé sur place (un peu étroit pour la taille du resto)
  • 💰 Environ CA$37 pour 2 personnes (riz d’orge au cheonggukjang ×2 + maquereau grillé ×1)
  • 📌 Réservation Naver possible · 2 œufs au plat à l’huile de sésame offerts pendant l’événement d’avis photo
Publié 30 avril 2026 à 02 h 27
Mis à jour 30 avril 2026 à 02 h 40