
Aire d’autoroute en Corée : petit-déj et café
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13 éléments
De Daejeon à Sinan, un matin sur l’autoroute Saemangeum-Pohang
Le 4 mai 2026, je descendais en voiture de Daejeon vers Sinan. J’étais en route avec ma femme pour aller nous balader à Sinan, et au bout d’environ une heure et demie, la faim a commencé à se faire sentir. En roulant sur l’autoroute Saemangeum-Pohang, j’ai vu le panneau de l’aire de repos de Gimje, alors je suis sorti directement. En entrant, j’expliquais à ma femme, qui n’est pas coréenne, à quoi ressemble une aire d’autoroute en Corée. Le bâtiment, lui, avait clairement l’air tout neuf.


Première impression de l’aire de repos de Gimje
L’aire de repos de Gimje est une aire récente située sur le tronçon de l’autoroute Saemangeum-Pohang. Son toit a une forme arrondie et courbée ; d’après ce que j’ai compris, le design s’inspire de l’épi de riz de la région de Gimje. Le grain de riz encore entouré de son enveloppe est souvent utilisé comme symbole ici, car Gimje est connue en Corée pour ses rizières et sa production de riz. Le parking était séparé entre les voitures particulières et les poids lourds, et comme on était dans la tranche des 7 h du matin, il restait largement de la place. L’asphalte était bien noir et les lignes de stationnement très nettes : on voyait tout de suite que l’aménagement était récent.
Les stands de snacks minute devant le bâtiment


De chaque côté de l’entrée, il y avait une rangée de petits stands vendant des snacks préparés sur place. Dans les aires d’autoroute coréennes, c’est vraiment une disposition classique : avant même d’entrer dans le bâtiment, tu peux déjà acheter un truc rapide à manger. Ce jour-là, à l’aire de Gimje, j’ai vu les produits et prix suivants, en mai 2026 : hot-dog entre environ 2,00 € et 3,00 €, sotteok-sotteok entre environ 2,30 € et 3,00 €, gâteaux aux noix entre environ 2,00 € et 3,35 €, brochette d’eomuk entre environ 0,65 € et 1,35 €, petites pommes de terre entre environ 2,00 € et 2,70 €, calamar grillé à la flamme entre environ 3,35 € et 5,35 €, tteokbokki entre environ 2,70 € et 3,35 €. L’eomuk, c’est une sorte de pâte de poisson cuite, et le sotteok-sotteok est une brochette qui alterne saucisse et gâteau de riz.

Sur un côté, il y avait aussi une boulangerie appelée Cheongju Omelet. Quand tu commandes, ils préparent sur le moment et ça sort en 3 à 5 minutes. La pomme de terre entière était autour de 3,35 €, et les boules de maïs autour de 2,50 €. Mais comme on avait prévu de prendre un vrai petit-déjeuner au food court, on s’est contentés de regarder et on est passés à l’intérieur.
À l’intérieur : café, supérette et bornes de commande




En entrant dans le bâtiment, le café Pascucci se trouvait sur la gauche. C’est le genre de café qui utilise des gobelets de 24 oz pour le format venti, mais à cette heure-là on l’a simplement dépassé. En face, il y avait une supérette GS25, pratique pour acheter une boisson ou un snack vite fait. En avançant dans le couloir, on arrive ensuite au food court et aux bornes de commande.

La plupart des aires d’autoroute en Corée utilisent maintenant ce système de commande automatique. Tu touches l’écran, tu choisis ton menu, tu paies par carte, puis la machine imprime un numéro de commande. Ici, pas de paiement en espèces : carte uniquement. Quand un stand n’est pas encore ouvert ou a terminé son service, l’écran de la borne affiche “fermé”, donc mieux vaut vérifier l’écran avant de commencer à commander.
Distributeur de ramen et distributeur self-service de gukbap

À côté du food court, il y avait un distributeur de ramen sans personnel. La machine fournit même l’eau chaude, donc tu peux préparer tes nouilles tout seul. Côté menu et prix, en mai 2026 et récipient inclus, on trouvait Jin Jjamppong à environ 3,00 €, Jin Ramen doux ou épicé à environ 3,00 €, Seoul Ramen à environ 2,70 €, Yeol Ramen à environ 2,70 €, Ojingeo Jjamppong à environ 3,00 €, Ansungtangmyun à environ 2,70 €, Bibimmyeon à environ 2,70 €, Ssalnam Bokkeummyeon à environ 3,00 € et Chapagetti à environ 3,00 €. Le Saewootang était en rupture. Si tu achètes le même ramen dans une supérette, ça coûte plutôt 1,00 € à 1,35 €, donc ici tu paies clairement le récipient et l’eau chaude. À l’arrivée, le prix ressenti est deux à trois fois plus élevé.


Juste à côté du distributeur de ramen, il y avait aussi un distributeur self-service de gukbap. Le gukbap, c’est un plat coréen où l’on mange du riz dans une soupe chaude, un peu le genre de repas réconfortant quand on est sur la route. Dans cette machine, ils vendaient notamment du yukgaejang à environ 6,00 €, du seolleongtang à environ 6,70 € et du kori gomtang, soupe de queue de bœuf, à environ 7,35 €. Franchement, pour un plat qui n’est même pas préparé par un employé sur place, j’ai trouvé ça un peu cher. Certaines options coûtaient autant, voire plus, qu’un vrai menu du food court, et c’est clairement le point qui m’a le plus laissé sur ma faim.
Commander son petit-déjeuner au food court



Le food court était divisé en plusieurs zones : cuisine coréenne, udon et ramen, puis plats de style occidental. Côté coréen, il y avait par exemple un gukbap de bœuf hanwoo à l’orge verte à environ 7,35 €, un sundubu jjigae d’Okgol à environ 9,35 €, ou encore un kimchi jjigae au porc façon Namdo à environ 6,35 €. Dans la zone udon et ramen, j’ai vu un udon au yubu et au bouillon de katsuobushi à environ 5,00 €, un udon économique à environ 3,70 €, et un menu tonkatsu avec udon à environ 8,00 €. Globalement, les prix allaient de 3,70 € à 9,35 € environ. La nourriture dans les aires d’autoroute coréennes est souvent plus chère qu’en ville, donc ça restait dans la fourchette à laquelle je m’attendais.
Par contre, comme il était autour de 7 h du matin, tous les plats n’étaient pas disponibles. Plusieurs comptoirs n’avaient pas encore fini leur préparation, ce qui réduisait pas mal le choix. L’udon est un grand classique des aires d’autoroute coréennes, souvent disponible 24 h/24, donc celui-là passait sans problème. Par chance, le chueotang était aussi ouvert. Le kimchi jjigae pouvait être commandé, mais pour le reste, les options étaient assez limitées. On est restés un bon moment devant le panneau avec ma femme, puis au final elle a choisi le chueotang et moi l’udon.


À la borne, on a payé un udon avec brochette d’eomuk et ormeau à environ 4,70 €, ainsi qu’un chueotang Lee Hae-yoon à environ 7,35 €, riz multigrains compris, pour un total d’environ 12,00 €. Il était 7 h 27. Une fois le paiement terminé, la machine imprime un reçu avec un numéro de commande ; il suffit ensuite d’attendre devant le comptoir concerné jusqu’à ce que le numéro soit appelé. Sauf que pendant que j’étais aux toilettes, ma femme avait interverti nos plats. En revenant, le chueotang était à ma place et l’udon à la sienne. Bon, je n’avais plus qu’à manger le chueotang.
Udon à l’eomuk et à l’ormeau, et chueotang Lee Hae-yoon



L’udon avec brochette d’eomuk et ormeau se composait d’un bouillon clair, de nouilles udon, d’une brochette d’eomuk et de quelques morceaux d’ormeau. La quantité était correcte, et pour environ 4,70 €, je n’avais pas grand-chose à redire. Mais vu que le mot “ormeau” était dans le nom du plat, la quantité réelle d’ormeau était vraiment petite. C’est ce détail qui m’a un peu déçu.


Le chueotang est une soupe coréenne traditionnelle préparée avec de la loche broyée. Son bouillon est normalement épais, rustique, avec un goût bien profond. Mais le chueotang Lee Hae-yoon que j’ai mangé ce jour-là était plutôt discret dans l’ensemble. Le goût n’était pas très marqué, et pour environ 7,35 €, la composition ne m’a pas semblé particulièrement spéciale.


Le riz multigrains servi à côté était fait de riz blanc mélangé avec de l’orge, des haricots et du sorgho, un mélange considéré comme plus sain en Corée. En accompagnement, il y avait du kimchi de chou napa et du kkakdugi. Le kkakdugi, c’est du radis coupé en cubes puis assaisonné avec une pâte au piment rouge ; avec une soupe, ça aide bien à casser le côté un peu lourd ou gras. Les deux étaient des accompagnements de base, donc sans supplément.
Après le repas : retour des plateaux et fontaine à eau


Dans les food courts des aires d’autoroute coréennes, une fois le repas terminé, tu rapportes toi-même ta vaisselle. Les cuillères et les baguettes se déposent séparément dans le support à couverts, tandis que les bols et les plateaux vont dans l’espace de retour des repas. Dans les zones en self-service, ranger soi-même ce qu’on a utilisé est tout à fait normal en Corée.

À côté, il y avait une fontaine à eau gratuite, donc on pouvait boire librement. Un bac spécial était aussi prévu pour jeter le bouillon restant après un ramen. Ma femme m’a dit que c’était “propre et agréable”. Comme le bâtiment est récent, l’espace de retour des plateaux et la zone de la fontaine à eau étaient eux aussi bien tenus.
Un latte vanille au café Sagwadang

Après avoir mangé, je suis ressorti du bâtiment pour prendre un café, et j’ai vu un petit café appelé Sagwadang. Il se trouve du côté de la sortie de l’aire de repos de Gimje, avec une enseigne en lettres façon écriture manuscrite qui attire l’œil. Comme son nom le laisse deviner, Sagwadang vend aussi des desserts à base de pomme. La tarte aux pommes était affichée comme spécialité. Je comptais juste boire un café, mais en regardant le menu, j’ai quand même hésité un instant.
Petit tour des pains à l’intérieur du café




À l’intérieur du café, des pains emballés individuellement étaient disposés sur des plateaux en bois. Un côté était rempli de pains de type soboro, et juste à côté on voyait aussi un pain rond au chocolat avec une entaille en croix. Le soboro est un pain coréen recouvert d’un crumble croustillant à base de beurre, de sucre et de farine. Le French roll complet coûtait environ 2,35 €, mais il n’en restait que deux. La mini tarte aux pommes au seigle coûtait environ 1,35 €, avec une garniture violette à base de pâte de haricot rouge. La tarte aux pommes vanille était aussi à environ 1,35 € ; elle avait une pâte façon croissant, une belle couche de crème vanille à l’intérieur, et l’étiquette nutritionnelle indiquait 206 calories. J’ai hésité à prendre un pain, mais comme on avait déjà bien mangé au food court, j’ai finalement commandé seulement une boisson.

J’ai pris un latte vanille glacé. Je ne me souviens plus du prix exact. Le gobelet avait un sleeve vert, avec le logo “Bean and Bread Cafe” imprimé dessus ; j’ai eu l’impression que Sagwadang fonctionnait sous cette marque. En haut, on voyait la couche de lait, et en bas une couche d’espresso plus foncée. Avant de mélanger, j’ai donc pris une photo. Côté goût, c’était un latte vanille tout simple, sans mauvaise surprise.
Le parc extérieur et la terrasse de l’aire



Devant le café, il y avait des tables en extérieur, et derrière, une petite promenade avec un parc aménagé. Bancs en bois, parasols, abri semi-circulaire avec toit vitré : l’ambiance faisait presque plus jardin de café qu’aire d’autoroute. Les arbres étaient encore de jeunes plants attachés à leurs tuteurs, donc on sentait tout de suite que l’endroit avait ouvert récemment.
Ces derniers temps, les nouvelles aires d’autoroute en Corée soignent beaucoup ce genre d’aménagement paysager. Ce ne sont plus seulement des endroits où l’on gare la voiture pour aller aux toilettes avant de repartir ; elles deviennent de vrais espaces où l’on peut souffler quelques minutes. Bien sûr, toutes les aires ne sont pas comme ça. Sur les anciens axes, il existe encore des installations vieillissantes, et certaines sont en rénovation. Mais sur les routes récemment ouvertes, beaucoup de nouvelles aires sont à peu près de ce niveau.
Je me suis assis un moment avec mon latte vanille à la main. Avec la brise fraîche du début mai et le soleil juste comme il faut, c’était presque dommage de repartir. Ma femme a commencé à me presser gentiment, alors on s’est levés.


En faisant un tour du parking
Le parking était assez grand par rapport au bâtiment. Sur un côté, une bannière publicitaire pour le café Sagwadang était installée, et derrière on apercevait le toit de la station-service. Dans la zone poids lourds, de gros camions étaient garés en file, mais du côté des voitures particulières, il restait encore beaucoup de places. Les aires d’autoroute coréennes récentes ont tendance à prévoir de grands parkings, ce qui réduit le stress du stationnement même pendant les jours fériés ou les périodes de départ. Autre avantage : le bâtiment se trouve plutôt au milieu du parking, donc peu importe où tu te gares, tu n’as pas très loin à marcher.
En quittant l’aire de repos de Gimje
Entre le petit-déjeuner et le café, on a passé environ 40 minutes à l’aire de repos de Gimje. Comme l’autoroute Saemangeum-Pohang est relativement récente, les installations étaient propres et agréables, mais tout n’était pas parfait. Les prix du food court étaient globalement assez élevés, et surtout, les distributeurs self-service de ramen et de gukbap m’ont laissé une impression mitigée : aucun employé ne prépare vraiment le plat, mais le prix est proche, voire parfois supérieur, à celui de certains menus du food court. Et comme c’était le matin, beaucoup de plats n’étaient pas disponibles, ce qui rendait le choix moins libre.
Malgré ça, la propreté typique d’un bâtiment neuf, le parc extérieur avec ses sièges en terrasse et la variété de pains du café Sagwadang sont des détails qu’on ressent rarement dans les anciennes aires. Cette aire montre bien comment les aires d’autoroute en Corée évoluent : elles ne sont plus seulement des arrêts pratiques en milieu de trajet, mais deviennent de vrais espaces de pause. Il restait encore beaucoup de route jusqu’à Sinan, donc on n’a pas pu s’attarder. J’ai jeté mon gobelet de latte vide dans la poubelle, puis on a repris l’autoroute.