
Tteokbokki instantané à 2 € — Mon test honnête à 3 h du mat
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T'as déjà eu une envie irrésistible de tteokbokki à trois heures du matin ? Moi, ça m'arrive assez souvent. Le problème, c'est qu'à cette heure-là, rien n'est ouvert. Tu peux scroller toutes les applis de livraison que tu veux, les snack-bars coréens ont tous baissé le rideau, et le tteokbokki de supérette… disons que ça n'a jamais vraiment convaincu personne.
En ce moment, un bol de tteokbokki (des galettes de riz sautées dans une sauce pimentée) dans un snack-bar coréen coûte entre 3 € et 4,50 €. C'est justifié : tu as du fishcake, un œuf, et c'est préparé minute. Mais encore faut-il que le snack-bar soit ouvert à 3 h du mat, non ? Du coup, pour un encas nocturne, on finit toujours par attraper un tteokbokki instantané au rayon frais du supermarché.
Pourquoi j'ai choisi le Daerimseon « Old-School » en bouillon
Il y a quelques jours, je suis allé faire les courses avec ma femme dans un grossiste alimentaire à Sintanjin (un quartier de Daejeon, en Corée du Sud), et j'ai attrapé un paquet de Daerimseon « Old-School » Soupy Tteokbokki. On était en avril, mais l'air du soir piquait encore pas mal — pile le genre de temps qui te donne envie d'un truc épicé.
Le prix normal tourne autour de 3 €, mais avec la promo je l'ai eu à environ 2 €. À ce prix-là, même si c'est raté, c'est pas dramatique. Je n'attendais pas grand-chose, mais une fois que je l'ai cuisiné, j'avais finalement pas mal de choses à dire.
Premières impressions sur le packaging


Le packaging rouge, ça accroche l'œil direct. Sur la face avant, la photo de tteokbokki donne plutôt envie, même si le petit « photo non contractuelle » planqué sur le côté remet vite les pieds sur terre. Cela dit, quand tu es planté devant le rayon frais à 3 h du mat, même ça, ça te fait saliver.
C'est marqué 2 portions, sauf que je l'avais acheté juste pour moi. Un peu gêné à la caisse, je l'avoue.
Mode d'emploi sur le côté — Prêt en 10 minutes


Sur le côté, il y a les instructions en images, et comme pour tout plat instantané qui se respecte, c'est ultra-simple. Tu rinces les galettes de riz (tteok), tu mets l'eau et la sauce dans une poêle, tu portes à ébullition, tu ajoutes les tteok et tu laisses cuire 4 minutes. Rinçage compris, en 10 minutes chrono t'as ton bol.
Ils suggèrent d'ajouter des légumes, du fishcake ou un œuf dur, mais franchement, qui va préparer tout ça à 3 h du mat ? Mon plan, c'était de cuisiner uniquement ce qu'il y avait dans le paquet.
Le contenu du paquet

En ouvrant, j'ai trouvé les galettes de riz dans une barquette transparente. Chaque tteok est court et dodu — vraiment format bouchée. La barquette en elle-même a une forme qui pourrait servir de bol, et quand tu veux éviter la vaisselle en pleine nuit, c'est un petit bonus appréciable. Le sachet de sauce et le sachet de garniture étaient posés dessus.
Les galettes de riz « une bouchée »

J'ai sorti les tteok séparément pour mieux les regarder. C'est un produit réfrigéré avec une date limite d'environ un an, donc c'est parfait pour en stocker au frigo. Les galettes sont blanches, coupées court — vraiment le genre que tu gobes en une bouchée sans galérer avec les baguettes.
La « sauce secrète » et les flocons de garniture

En posant les deux sachets l'un à côté de l'autre, la différence de taille fait sourire. La sauce a du poids en main, alors que le sachet de garniture est tellement fin que tu te demandes s'il y a vraiment quelque chose dedans.


Au dos du sachet de garniture, c'est marqué « légumes transformés » — probablement de la ciboulette séchée en miettes. Côté sauce, il y a un tampon « Sauce Secrète » imprimé façon sceau officiel. Le nom en jette, mais au final c'est une bonne vieille sauce tteokbokki à base de gochujang (pâte de piment), sucrée-épicée. Seul dans ma cuisine à 3 h du mat, ça m'a bien fait marrer.
Pas de cuisson au micro-ondes — dommage

Au dos, les instructions sont les mêmes que sur le côté — rien de neuf. Le truc, c'est qu'avec la barquette en plastique à l'intérieur, j'étais persuadé que ça passait au micro-ondes. Mais j'ai eu beau chercher partout sur l'emballage, aucune mention de cuisson au micro-ondes.
Quand tu achètes de l'instantané à 3 h du mat, c'est justement pour éviter de sortir une casserole et d'allumer le feu. Donc là, j'étais un peu déçu. Pas le choix, va pour la casserole.
La cuisson en pratique


En versant les tteok dans la passoire, la quantité m'a un peu surpris. Pour 2 portions, ça avait l'air copieux pour un seul estomac. J'ai rincé le tout sous l'eau courante comme indiqué — un rapide passage sous le robinet, c'est tout. Certains morceaux étaient collés entre eux, mais ils se sont détachés direct au contact de l'eau.
Le piège des 350 ml d'eau

J'ai mis les tteok rincés dans la casserole et j'ai versé l'eau. Les instructions indiquent 350 ml d'eau. Sauf qu'à 3 h du mat, personne ne sort le verre doseur — j'ai fait au pif. En y repensant, j'ai dû en mettre plutôt 400 ml. C'est là que je me suis dit qu'un repère « remplir jusqu'ici » gravé dans la barquette, ça aurait été bien pratique.

J'ai déchiré le sachet de garniture et versé le tout : des miettes de ciboulette séchée et des petits bouts jaunes sont tombés en pluie. Exactement la même sensation que quand tu ajoutes le sachet d'assaisonnement de tes nouilles instantanées. Honnêtement, appeler ça de la « garniture » c'est un peu ambitieux vu la quantité, mais c'est mieux que rien.
Quand la sauce se dissout et que ça commence à bouillir

Ensuite, la sauce. C'est une base gochujang, donc ça sort bien épais. En voyant ce gros paquet de sauce rouge posé sur les galettes blanches et les miettes de ciboulette, j'ai pas pu résister : photo obligatoire avant de mélanger.

Un coup de cuillère, et le bouillon a commencé à rougir. Mais la couleur n'était pas uniforme — il y avait des zones bien rouges et d'autres encore claires, comme si la sauce refusait de se mélanger complètement. L'eau n'avait pas encore assez chauffé, j'imagine. Mais l'odeur, elle, montait déjà, et mon estomac commençait à réagir.


Dès que ça s'est mis à bouillir franchement, l'ambiance a changé du tout au tout. Les différences de couleur de tout à l'heure se sont estompées, le bouillon est devenu rouge uniforme, et ça ressemblait enfin à du vrai tteokbokki. Ça bouillonnait, l'odeur épicée-sucrée envahissait la cuisine, les galettes flottaient dans le bouillon — là, j'ai commencé à avoir de vraies attentes. Évidemment, ça n'avait rien à voir avec la photo sur l'emballage, mais pour 3 h du mat, c'était franchement pas mal.
Le goût, en toute honnêteté

Je l'ai servi dans un bol, et — OK, c'est un « tteokbokki en bouillon », mais là il y avait vraiment beaucoup de bouillon. Les galettes de riz étaient complètement submergées, au point que visuellement ça ressemblait plus à une soupe aux galettes de riz qu'à du tteokbokki. Mon dosage à l'œil de tout à l'heure me rattrapait.
Au niveau du goût, honnêtement ? C'était pas mauvais. Le côté sucré-pimenté était bien là, mais avec tout ce bouillon en trop, la sauce était diluée et le piquant avait clairement perdu en intensité. Tu sens un peu de chaleur sur le bout de la langue, mais derrière, c'est fade.
Mémo pour la prochaine fois
Commencer avec 300 ml d'eau et en rajouter petit à petit si besoin. Si tu mets directement les 350 ml d'un coup, tu finis comme moi à 400 ml au pif, et le bouillon sera trop fade.

En regardant de plus près, la couleur du bouillon est quand même un joli rouge vif. Les galettes avaient absorbé un peu de couleur, et on voyait des miettes de ciboulette flotter ici et là. Mais le zoom rendait d'autant plus évident que oui, il y avait clairement trop de bouillon.

J'en ai attrapé une avec les baguettes : la galette était bien cuite, moelleuse avec un beau rebond en bouche. On voyait des particules fines de piment rouge accrochées à la surface. En bouche, la texture de la galette elle-même était vraiment bien, bien élastique, mais le bouillon trop dilué faisait que le goût n'avait pas assez imprégné le tteok. Les galettes seules, rien à redire, mais ma main lourde sur l'eau me hantait toujours.
Verdict final sur le Daerimseon Old-School Soupy Tteokbokki
Le Daerimseon « Old-School » Soupy Tteokbokki est un produit correct pour un tteokbokki instantané à environ 2 €. Les galettes sont bien moelleuses et élastiques, et la sauce délivre un bon équilibre sucré-pimenté. Il suffit juste de ne pas exagérer sur l'eau comme je l'ai fait, et ça passe.
Deux points négatifs quand même. Le premier : aucune garniture digne de ce nom — pas de fishcake, pas d'œuf dur, rien du tout. Il n'y a que les galettes et le bouillon, et ça fait un peu vide. Pour 2 €, c'est dur de demander plus, mais si tu as du surimi ou du fishcake dans ton frigo, n'hésite pas à en rajouter. Le deuxième : pas de cuisson au micro-ondes. Le comble pour un plat instantané acheté à 3 h du mat : il y a une barquette à l'intérieur mais il faut quand même sortir la casserole.
La prochaine fois, je mettrai moins d'eau et j'ajouterai du fishcake — ça devrait changer pas mal de choses. Comme encas nocturne épicé à garder au frigo pour les soirs de craving, ça fait largement le job. Pouvoir le préparer à n'importe quelle heure, sans dépendre d'un resto ou d'un livreur, c'est finalement toute la raison d'être d'un tteokbokki instantané comme celui-ci.
Questions fréquentes
Q. Quel est le prix ?
Le prix normal est d'environ 3 €. Je l'ai eu en promo dans un grossiste alimentaire pour environ 2 €.
Q. C'est pour combien de personnes ?
L'emballage indique 2 portions. Seul en encas nocturne, c'est largement suffisant.
Q. Ça passe au micro-ondes ?
Non. Les instructions officielles ne mentionnent que la cuisson sur plaque — casserole ou poêle. Aucune indication micro-ondes sur l'emballage.
Q. Combien de temps de cuisson ?
Rinçage des galettes compris, il faut compter environ 10 minutes pour avoir ton bol prêt.
Q. Combien d'eau pour un bon résultat ?
Les instructions indiquent 350 ml, mais pour éviter un bouillon trop fade, je conseille de démarrer à 300 ml et d'ajuster ensuite.
Q. Où est-ce qu'on peut l'acheter ?
On le trouve surtout au rayon frais des grossistes alimentaires coréens. Moi, je l'ai acheté dans un grossiste à Sintanjin, Daejeon, en Corée du Sud. En France, tu peux tenter les épiceries coréennes comme K-Mart ou les supermarchés asiatiques type Tang Frères ou Paris Store.