CatégorieNourriture
LangueFrançais
Publié27 avril 2026 à 22:40

Lunch box coréenne à 4 € : 10 garnitures, test honnête

#plat préparé pas cher#lunch box repas complet#cuisine coréenne du quotidien
Environ 10 min de lecture

2 heures du matin : pourquoi je suis sorti acheter un plat préparé

Avril 2026, Daejeon — une ville moyenne de Corée du Sud, à environ deux heures au sud de Séoul. Il est à peu près 2h du mat', j'ai la dalle, j'ouvre le frigo et… rien d'intéressant. Ma femme est occupée, pas question de la déranger pour ça, et me faire cuire du riz juste pour moi à cette heure-là, franchement, la flemme. J'ouvre l'appli de livraison : zéro resto disponible. Pas de poulet frit, pas de chinois, rien. Résultat : j'enfile mes claquettes et je marche cinq minutes jusqu'au GS25 du coin — une chaîne de supérettes ouvertes 24h/24 omniprésente en Corée, un peu l'équivalent d'un Franprix de nuit mais en version asiatique.

C'est là que j'ai repéré la lunch box « Hyejarowun Hansang Gadeuk » édition 2 — en gros, « le plateau généreux de Hyeja, vol. 2 ». La première version m'avait laissé un bon souvenir, alors j'ai tenté le coup. Environ 4 € pour une lunch box complète et une boisson, c'est à peu près la seule option pour manger chaud à cette heure. Quand tu vis en Corée, la supérette de nuit, c'est ton meilleur allié.

L'emballage et les infos sur l'étiquette

Lunch box GS25 Hyejarowun édition 2 avec photo de Kim Hyeja sur l'emballage

Sur le couvercle, il y a la photo de Kim Hyeja — une actrice très populaire en Corée qui prête son image à cette gamme — accompagnée du message « Pour les jours où la cuisine maison te manque, régale-toi bien ». Lire ça tout seul à 2h du matin, ça fait un drôle d'effet. Sur l'étiquette : environ 4 €, 479 grammes, 818 kilocalories. La version précédente coûtait environ 3,60 €, donc une petite augmentation d'à peine 40 centimes, mais la garniture a l'air plus variée. Je suis rentré chez moi avec pas mal d'attentes.

Première impression en ouvrant le couvercle

Lunch box coréenne ouverte avec Spam sur le riz, porc épicé rouge, œufs de caille, algue assaisonnée et omelette

J'enlève le film, je soulève le couvercle : une tranche de Spam bien large repose sur le riz, et sur la gauche, de la viande rouge épicée occupe deux compartiments — ça a l'air copieux. En haut, deux œufs de caille, du gimjaban (des miettes d'algue nori sautées avec de l'assaisonnement — un classique coréen), un morceau de beignet en sauce, des germes de soja, une omelette fine… pas un seul compartiment vide.

Vue du dessus sans le film : les dix compartiments

Vue du dessus de la lunch box GS25 avec dix compartiments garnis
Gros plan sur les dix compartiments de la lunch box coréenne garnie

Une fois le film plastique retiré, je regarde d'en haut. Dix compartiments, tous remplis. Au centre, le riz avec le Spam. À gauche, deux cases de viande épicée. En haut : eomuk sauté (un cake de poisson coréen), beignet en sauce, kimchi sauté, germes de soja, omelette, œufs de caille et algue assaisonnée. Pour une lunch box de supérette à 4 €, la composition a l'air généreuse — mais les compartiments sont assez peu profonds, donc pour la quantité réelle, il fallait goûter. Direction le micro-ondes : 2 minutes 30, et c'est prêt.

Chaque garniture testée, une par une

Poulet, kimchi sauté et pommes de terre sautées

Gros plan poulet en sauce, kimchi sauté et pommes de terre en julienne dans la lunch box

Le compartiment de gauche contient un morceau de poulet qui n'est ni un vrai kangjeong (poulet frit glacé coréen) ni un poulet frit classique — quelque chose entre les deux. La texture est un peu molle sans être désagréable : pour du poulet réchauffé au micro-ondes, c'est honnête. À côté, du kimchi sauté et des pommes de terre en julienne revenues à la poêle — sauf que les pommes de terre ont débordé dans le compartiment du kimchi. Ça a dû bouger pendant le trajet. Le kimchi sauté, c'était la meilleure garniture de la version précédente, alors j'avais hâte de retenter.

Eomuk sauté et œufs de caille en sauce soja

Trois morceaux d'eomuk sauté et deux petits œufs de caille en sauce soja

Trois morceaux d'eomuk empilés — c'est un cake de poisson coréen, une pâte de poisson pressée en galettes puis découpée en rectangles et mijotée dans la sauce soja. Un peu de sésame dessus, mais la couleur est claire, le goût pas trop salé. En dessous, deux œufs de caille confits dans la sauce soja (jangjorim). Deux, ça fait une bouchée chacun, et c'est fini. Un peu frustrant sur ce coup-là.

Épinards assaisonnés

Épinards namul assaisonnés à l'huile de sésame dans la lunch box coréenne

Le sigumchi namul, c'est un classique de la table coréenne : des épinards blanchis puis assaisonnés avec de l'huile de sésame, du sel et du sésame grillé. Ici, ils ont eu la main lourde sur la sauce soja — les épinards sont presque noirs et franchement salés. Seuls, c'est trop ; sur le riz, ça s'équilibre. La quantité tient en une bouchée de baguettes, mais entre toutes les garnitures grasses et relevées, ça joue bien son rôle de « nettoyeur de palais ».

Jeyuk bokkeum — le plat principal, bon mais trop peu

Gros plan sur le jeyuk bokkeum porc sauté au gochujang dans la lunch box GS25

Le jeyuk bokkeum, c'est du porc sauté dans une sauce au gochujang — une pâte de piment fermentée coréenne. J'attrape un morceau avec les baguettes : de la ciboule et du sésame collés dessus, et en bouche, c'est une explosion de saveurs pimentées et salées. Le genre de garniture qui t'oblige à prendre une grosse cuillerée de riz dans la foulée. Le problème, c'est qu'avec dix compartiments à remplir, ce plat principal ne reçoit pas le traitement qu'il mérite. Trois ou quatre morceaux, et le fond du compartiment apparaît déjà. Deux-trois bouchées et c'est plié.

Dés de jambon sautés au ketchup — attention, ça appelle le riz

Dés de jambon sautés en sauce ketchup salée dans un compartiment de la lunch box

Des petits dés de jambon sautés dans une sauce qui ressemble à du ketchup. Au goût, c'est plus salé que sucré. Sans riz, c'est franchement trop salé ; avec une bonne cuillerée de riz, l'assaisonnement prend tout son sens. Sauf que le jeyuk bokkeum avait déjà bien entamé ma réserve de riz, et celui-ci fait pareil. Dix compartiments de garniture pour un seul compartiment de riz… j'ai commencé à sentir que j'allais manquer de riz sur la fin.

Raviolis en sauce — franchement, c'est raté

Raviolis coréens nappés de sauce sucrée-pimentée, pâte détrempée et décevante

Les yangnyeom mandu — des raviolis coréens fourrés à la viande, nappés d'une sauce sucrée-pimentée. Franchement, c'est raté. Le ravioli en lui-même est basique, et la sauce par-dessus, ça ne colle pas du tout. Sans cette sauce, j'aurais pu au moins les tremper dans de la sauce soja. Apparemment, ces mêmes raviolis apparaissent dans d'autres lunch box de la gamme Hyejarowun, et à mon avis, ils auraient mieux fait de remplacer ce compartiment par du kimchi sauté supplémentaire.

Le Spam sur le riz, et le moment où le riz commence à manquer

Tranche de Spam posée sur le riz blanc dans la lunch box de supérette
Tranche de Spam soulevée aux baguettes montrant son épaisseur généreuse

Le Spam sur le riz. Pour ceux qui ne connaissent pas, le Spam est un jambon en conserve à base de porc, et en Corée c'est quasiment un aliment culte — on le mange sur du riz, on le met dans les soupes, on l'offre même en coffret cadeau. Après le passage au micro-ondes, un léger film de gras brille sur les bords, l'odeur salée monte, et avec le riz, c'est tout simplement bon. Une seule tranche, par contre : même en y allant doucement, quatre bouchées et c'est terminé.

Quand tu la soulèves aux baguettes, la tranche est plutôt épaisse. Moins salée que le Spam habituel — peut-être une version adaptée pour les plats préparés, ou un produit différent, je ne sais pas — mais ce côté moins agressif en sel, c'est plutôt bienvenu. Vu que l'ensemble de la lunch box tire déjà vers le salé, si le Spam avait été aussi corsé que d'habitude, ça aurait été trop. Avec le riz, c'est la saveur umami qui domine.

Le dernier morceau de jeyuk bokkeum

Dernier morceau de porc sauté jeyuk bokkeum attrapé aux baguettes

Le tout dernier morceau de jeyuk bokkeum. Toujours aussi bon, mais c'est vraiment la fin. Il me reste encore plus de la moitié du riz et la meilleure garniture a déjà disparu. La frustration est réelle.

Poulet glacé — satisfaisant pour de la supérette

Poulet kangjeong tendre avec glaçage sucré dans la lunch box coréenne

J'attrape un morceau de dakgangjeong — du poulet glacé à la coréenne. Pas croustillant, évidemment : passage au micro-ondes oblige. Mais plutôt que d'être mou et écœurant, c'est tendre sous la dent, et il y a une vraie quantité de poulet à l'intérieur. Le glaçage légèrement sucré fait son effet. Pour une garniture de lunch box de supérette, c'est tout à fait correct.

Les raviolis en sauce, deuxième tentative — toujours non

Ravioli coréen détrempé par la sauce, pâte ramollie vue de près

J'ai retenté un ravioli, au cas où. Toujours le même problème : la sauce a imbibé la pâte, qui est devenue molle et spongieuse, et la farce à l'intérieur est trop fade pour rattraper le tout. C'est vraiment le point faible de cette lunch box. Si ce compartiment avait contenu n'importe quoi d'autre, la note globale aurait grimpé d'un cran. Dommage.

Date limite et contrôle qualité — pourquoi ces lunch box sont fiables

Étiquette rouge de la lunch box GS25 avec date de fabrication 26 avril 2026 et date limite 28 avril

Sur l'étiquette figurent la date de fabrication et la date limite de consommation. Cette lunch box a été produite le 26 avril 2026 à 8h, avec une date limite fixée au 28 avril à 8h — soit 48 heures pile. Passé ce délai, le code-barres est automatiquement bloqué en caisse : impossible de la payer, même si elle traîne encore en rayon. Ça veut dire que toutes les lunch box en vente sont forcément dans les délais. Tant que la chaîne du froid est respectée en magasin, pas de souci à se faire. La couleur de l'étiquette change selon l'heure de production — rouge ou bleue — pour aider les employés à gérer la rotation des stocks.

Verdict final sur la lunch box Hyejarowun édition 2

Qu'il soit 2h ou 4h du matin, tant qu'il en reste en rayon, tu peux en acheter une, et en 2 minutes 30 au micro-ondes, tu as un vrai repas chaud. Avec l'inflation, les prix montent partout, mais environ 4 € pour un repas complet, ça reste nettement en dessous de ce que tu paierais au resto ou en livraison. Pouvoir goûter plus de dix garnitures différentes en un seul plateau, c'est vraiment le point fort de cette gamme. Et le système de blocage automatique en caisse après la date limite, ça rassure : pas de risque de tomber sur un produit périmé.

Le revers de la médaille quand tu as autant de garnitures, c'est que tu vas forcément tomber sur un truc qui ne te plaît pas. Cette fois, c'étaient les raviolis en sauce. C'est subjectif, mais il faut accepter que sur dix compartiments, un ou deux puissent décevoir. Et qui dit beaucoup de variété dit forcément petites portions : quand une garniture aussi réussie que le jeyuk bokkeum se limite à trois ou quatre morceaux, c'est frustrant. Cela dit, le concept de la gamme Hyejarowun Hansang, c'est justement « un peu de tout sur un plateau », et sur ce plan-là, le contrat est rempli.

3 heures du matin, devant la lunch box vide

J'ai tout fini, posé le plateau vide dans l'évier, et quand j'ai regardé l'heure, il était passé 3h. Il y a à peine une heure, j'étais sorti en claquettes parce que j'avais la flemme de cuisiner, et me voilà le ventre plein, sans vaisselle à faire. En éteignant la lumière et en me glissant sous la couette, je me suis dit que le lendemain, je cuisinerais pour de vrai. Mais au fond, je savais très bien que ça se passerait exactement pareil.

Publié 27 avril 2026 à 22:45
Mis à jour 11 mai 2026 à 20:20